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Les nouveaux espaces de la littérature russe

Depuis le dernier Salon du Livre de Paris où la Russie était, comme elle le sera cette année, l’invitée d’honneur (2005), des talents se sont confirmés et l’on peut considérer qu’une nouvelle génération d’écrivains a fait son apparition. Des écrivains très différents les uns des autres, certains plus talentueux que d’autres, mais il faut faire la part de la subjectivité du lecteur.Nous voulons ici tenter de renouer les fils, de voir s’il y a émergence de thèmes ou de styles particuliers, s’il y a rupture avec les époques précédentes de la littérature russe ou, au contraire, continuité, notre hypothèse étant que cette littérature s’inscrit, tout au long de son histoire, à la fois dans la rupture et la continuité.En ce qui concerne la continuité, nous mettrons en évidence trois points fondamentaux :* depuis que la littérature russe existe (début du XIXe siècle), elle est « au four et au moulin », autrement dit elle « s’occupe » de tout : philosophie, politique, social, bref le domaine des idées et des grandes questions actuelles ou universelles est le sien ;* la littérature russe s’est créée en rapport avec l’Europe, soit par son accord profond avec elle (Ivan Tourgueniev, dont on fête cette année le bicentenaire, en est la meilleure illustration), soit par son rejet (et celui des États-Unis au XXe siècle) ;* à partir de Nicolas Gogol, on voit se dessiner deux grandes lignes dans la littérature russe : d’une part le réalisme qui, à partir des années 1930, va se transformer en réalisme socialiste, méthode de création unique et obligatoire, qui, au demeurant, n’a rien d’un réalisme puisqu’il s’agit de « montrer la réalité dans son développement révolutionnaire », « la réalité non pas telle qu’elle est, mais telle qu’elle devrait être » ;

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Culture

Le retour du grand roman russe

En 2015, le premier roman de Gouzel Iakhina, Zouleikha ouvre les yeux, s'imposait dans la littérature russe. Ce récit de la dékoulakisation est aujourd’hui traduit en 16 langues. Le Courrier de Russie a rencontré sa traductrice française, Maud Mabillard.

16 février 2018
Opinions

Le soft power russe par les livres

La Russie a eu une idée grandiose pour son soft power : la « Bibliothèque russe ». Elle consiste à financer entièrement dans les principales langues du monde la traduction et la publication des cent œuvres incontournables de la littérature russe, catégorie fiction, toutes époques confondues.

 

19 janvier 2018
Culture

Être écrivain en Russie : un travail de sape

Génial, pornographe, styliste hors pair, scato, tels sont quelques-uns des qualificatifs appliqués à Vladimir Sorokine et à son œuvre.

 

13 décembre 2017