Le vin, l'ami fidèle.

Le vin, l’ami fidèle

Le vin français détrôné en Russie par le vin géorgien ? La nouvelle, tombée la semaine dernière, ne pouvait susciter qu’une réaction : décidément, tout fout le camp !

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Il est bien loin le temps où Pouchkine, le poète russe par excellence, célébrait dans trois strophes de son roman en vers Eugène Oneguine, les vertus du Moët, de l’Ay et du Veuve Clicquot, à l’origine – « Amis, vous en souvient-il ? » ‒ de « maintes sottises, mais aussi de plaisanteries, de rimes, de disputes et de rêves joyeux ». Certes, le temps passait de la jeunesse et, dans ces mêmes strophes, Pouchkine dénigrait ce champagne qu’il avait tant aimé : ses « bulles magiques » lui semblaient désormais pareilles à une amante « brillante, vive, tête folle, capricieuse et vide ». […]

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Anne Coldefy-Faucard

Dernières nouvelles de la Russie

Opinions

« Je n’aurais pu imaginer pareille ville sur terre »

Il faut régulièrement ranger sa bibliothèque, ce qui n’a rien d’une tâche agréable : on mange sa ration de poussière, on attrape des courbatures en passant des rayonnages du haut à ceux du bas et retour, on gaspille un temps fou à se demander quel nouvel ordre adopter : par langues ? siècles ? alphabétique ?… Régulièrement, disions-nous… Tout dépend de l’ampleur de la bibliothèque, ainsi que des loisirs et du courage dont on dispose. Il y a, toutefois, un signe qui ne trompe pas : le moment où on ne trouve pas un livre dont on a un besoin urgent et où, de désespoir, on en vient à envisager d’en acheter un nouvel exemplaire. Là, des mesures d’urgence s’imposent. L’avantage majeur du rangement de bibliothèque (il faut bien qu’il y ait quelques bons côtés) est la redécouverte de perles rares qu’on avait complètement oubliées. Cette chronique a pour objet d’en présenter quelques-unes. « Je n’aurais pu imaginer pareille ville sur terre » Chacun a entendu parler de l’écrivain norvégien Knut Hamsun (1859-1952), prix Nobel de littérature 1920, auteur adulé dans son pays jusqu’à son soutien au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, qui lui vaut de sérieux ennuis à la fin du conflit et une mise à l’index partout en Europe. À partir des années 1970, les éditions Calmann-Lévy, à Paris, entreprennent, en dépit de virulentes protestations, d’éditer ou de rééditer la quasi-totalité de son œuvre, estimant, à juste titre, que Hamsun est, malgré tout, un très grand écrivain. Tout cela est bien connu. Ce qui l’est moins, c’est le voyage effectué en 1899 par le même Knut Hamsun à travers la Russie, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 septembre 2018
Culture

Tendances russes intemporelles

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie. Quatrième partie : Une quête naturelle de l’élégance. Après 1991, durant la folle période eltsinienne, la libération est totale, touchant aussi la mode, et l’on peut voir, notamment dans les capitales, Moscou et Saint-Pétersbourg, les outrances les plus saugrenues, qui amusent beaucoup les étrangers. Aujourd’hui, elles se font rares. L’heure du défoulement est passée, les gens se sont assagis. On trouve, bien sûr, en plein hiver, des jeunes femmes juchées sur des talons d’une minceur et d’une hauteur à se demander non seulement comment elles tiennent debout ainsi chaussées, mais encore – et surtout – comment elles réussissent à marcher dans la neige et la glace. Élégance et pénurie Ironie mise à part, il faut bien constater que la recherche de l’élégance est une constante chez les femmes russes. C’était déjà le cas des femmes soviétiques, à une époque où s’habiller bien, voire s’habiller tout court, était un tour de force, compte tenu de la pénurie de vêtements, de tissus et de chaussures un tant soit peu mettables et qui, de toute façon, coûtaient les yeux de la tête. On se débrouillait pourtant : l’une – parmi les plus favorisées – avait un peu d’argent et une copine qui allait parfois à l’étranger et que l’on chargeait d’une impressionnante liste de choses à rapporter ; une autre avait la même copine, mais pas d’argent : dans ce cas, on procédait à un échange de services (par exemple, on lui écrivait sa thèse ou quelques devoirs pour la fac) ; une troisième connaissait une petite couturière géniale qui, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

23 août 2018
Culture

ARMIA ROSSII : la mode patriotique

C’est l’été, le moment de l’année où l’on est le plus dévêtu. Raison de plus pour parler mode et garde-robe. Futile ? Voire… Cette chronique estivale, en quatre épisodes, se propose d’envisager les vêtements et la mode sous un angle historique, politique, littéraire, artistique, masculin/féminin, individuel/collectif, le tout lié, bien sûr, à la Russie.Troisième partie : La mode virile. Vous êtes en avance à un concert salle Tchaïkovski ? Alors, faites quelques pas en descendant la Bolchaïa Sadovaïa. Vous y verrez plusieurs théâtres, affichant leurs photos, leurs programmes, quand soudain vous stopperez net en arrivant au n° 14. Là, dans une vitrine protégée par une grille, trois grandes affiches publicitaires montrent des hommes casqués, masqués, gantés, armés d’instruments manifestement susceptibles de faire de gros trous. Surmontant les photos, cette enseigne : « ARMIA ROSSII ». Les dames s’éclipseront peut-être aussitôt, remontant discrètement vers la salle Tchaïkovski. Les messieurs, eux, à n’en pas douter – d’ailleurs, cette chronique leur est quasi réservée – parcourront quelques mètres de plus pour trouver l’entrée du magasin de l’armée russe. Les portes coulissantes s’ouvrent. Là, nouveau brusque freinage du visiteur non averti, qui tombe nez-à-nez avec un beau gros canon. Que faire ? aurait dit Lénine. Battre en retraite ? Ja-mais ! On dépasse prudemment la chose, qui ne bronche pas. Et, après le choc, vient le chic. La mode « patriotique » Tous les commentateurs et experts sont unanimes : à partir de 2014 et des événements de Crimée, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

16 août 2018