Le <em>soft power</em> russe par les livres

Offensive, contre-offensive, la guerre des médias est déclarée depuis quelque temps entre la Russie et l’Occident. Accusées, notamment, d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine et de prises de positions contre le candidat Macron lors de l’élection française, les chaînes de télévision Russia Today et Sputnik, à destination de l’étranger, ont droit, à tort et/ou à raison, à un tir de boulets rouges.Elles sont désormais interdites de publicité sur Twitter et, au début de l’année dernière, les Américains leur répliquaient en créant une chaîne destinée à émettre en russe. Current Time (Nastoïachtcheïe vremia), c’est son nom, est affiliée à Radio Free Europe/Radio Liberty, groupe de radiotélévision dont le siège est à Prague, fondé au temps de la « guerre froide » et entièrement financé par le Congrès américain. Current Time émet à destination de la Russie, mais aussi de l’ensemble des pays russophones ex-soviétiques et se donne pour but de contrebalancer le point de vue des « médias pro-Kremlin ». Détail curieux : la vidéo de lancement de la chaîne était en anglais, avec juste quelques mots de russe à la fin, et elle paraissait très longue et bavarde,

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Anne Coldefy-Faucard

Les ponts de l’imaginaire russe

La Russie, aujourd’hui, construit des ponts. Plusieurs ont été réalisés durant la décennie en cours, dont celui reliant la péninsule de Crimée à la Russie, à travers le détroit de Kertch. Gage de paix, le pont de Crimée ? Voire. Certainement pas du point de vue ukrainien. Du moins les Russes, actuellement, n’érigent-ils pas de murs.

 

18 décembre 2019