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Jérusalem, capitale de deux peuples. Crédits : Berthold Werner

« Donald Trump, inattendu Père Noël de l’influence russe au Moyen-Orient »

Docteur en Science politique, Caroline Galactéros est la présidente du think tank Géopragma. Elle dirige également le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (Nuvis, 2014).Fortune a plus d’un tour dans son sac et déjoue invariablement les calculs les plus attendus. En équilibre instable sur le globe, cheveux au vent et tenant un gouvernail erratique, elle n’en fait qu’à sa tête et soumet les malheureux humains qui croient la dominer à ses caprices extravagants. La décision du Président Trump de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, pour des motifs probables de réassurance politique intérieure tout autant qu’en vertu d’un - fort mauvais - calcul d’influence régionale, illustre à merveille le goût tragique de la fuite en avant qui caractérise plus que jamais l’ancienne « hyperpuissance » en déroute.Cette décision, évidemment, remet le feu aux poudres et coagule dans une ire commune un monde arabe qui -sans être jamais parvenu à s’unir autour de la cause palestinienne - avait fini par oublier ce « conflit pour toujours ». Un monde tout occupé à exploiter (chacun pour soi !) la déstabilisation en chaine provoquée par la dislocation de l'Irak en 2003 et l'avènement de « printemps arabes » qui vont successivement plonger l'Égypte, la Libye et la Syrie, dans des hivers démocratiques durables…
L'Iran est la pièce centrale d'un projet américain de diversion politique
C’est donc la curée, prévisible, de la rue et des élites arabes contre un président américain désespérant, dont l’autorité et la marge de manœuvre flétrissent comme peau de chagrin. Son entourage - qui a minima ne lui veut pas de bien et le contrôle plus étroitement encore qu’il ne l’aurait fait avec Hillary Clinton - a décidé qu’il fallait faire diversion face à la déroute de l’Amérique en « Syrak »,

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Caroline Galacteros

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