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#ImpactJournalism – Le droit d’aller à l’école

#ImpactJournalism – Le droit d’aller à l’école

Depuis cinq ans déjà, au mois de juin, 50 journaux du monde entier unissent leurs efforts pour rédiger des articles sur des « solutions innovantes » à des problèmes sociaux aux quatre coins du globe. Puis, ils échangent leurs textes et publient, chacun, un numéro thématique consacré aux initiatives locales qui visent à rendre le monde plus humain et plus solidaire. Le projet, baptisé Sparknews, a été lancé en 2013 par l’entrepreneur social français Christian de Boisredon.

#ImpactJournalism. Crédits : sparknews.com
Un an plus tard, Le Courrier de Russie est heureux et fier de réaffirmer sa participation au projet Sparknews. Crédits : sparknews.com

« À l’origine se trouve un tour du monde, réalisé avec deux amis, en 2004. Puis, un livre : L’espérance autour du monde, écrit à partir de cette expérience et devenu un bestseller. Cet engouement des lecteurs m’a permis de comprendre qu’il y avait une attente du public pour une information positive », confiait Christian de Boisredon au Courrier de Russie l’an dernier, avant de donner une conférence sur ses activités dans le cadre de nos Mardis.

#ImpactJournalism – Le droit d’aller à l’école

Ces initiatives, qui suscitent un immense respect et une admiration sans bornes, provoquent aussi et surtout une prise de conscience amère : l’abondance de biens dont les habitants heureux du monde occidental profitent sans trop se poser de questions est inaccessible à la majorité du reste du globe. Dans de nombreux pays, les gens n’ont accès ni à l’électricité, ni à l’eau potable, ni encore à des toilettes décentes. Dans beaucoup de régions du monde, les enfants ne vont pas à l’école, ou bien l’arrêtent très tôt, pour aller travailler – c’est le cas de pays comme le Honduras ou Madagascar. Aujourd’hui, beaucoup de gens, en Afrique notamment, continuent de mourir de faim chaque jour quand le prix d’un dessert dans un café moscovite ou parisien suffirait à nourrir pendant un mois un enfant soudanais.

Une triste réalité dont le projet Sparknews permet, une fois de plus, de se rendre compte. Les initiatives portées par les héros de nos articles éclairent l’état de misère catastrophique dans lequel vivent des milliards d’êtres humains. Et les efforts de quelques enthousiastes ne sont, évidemment, pas suffisants. La vraie solution pour la Côte d’Ivoire, c’est l’électrification du pays – et pas des cartables solaires. La vraie solution, pour le Honduras, c’est la scolarisation obligatoire pour tous les jeunes de 7 à 17 ans – et pas des bourses d’études pour quelques heureux élus. La vraie solution, pour l’Ouganda, c’est la mise en place d’un système de santé performant et accessible à tous – et pas une veste biomédicale intelligente.

Tous les hommes naissent libres et égaux en droits. Ils ont le droit de manifester et d’exprimer librement leurs idées. Mais ils ont tout autant le droit d’aller à l’école jusqu’à leur majorité et de se faire soigner gratuitement dans des hôpitaux modernes par des médecins qualifiés. Ils ont le droit de boire de l’eau pure et de manger à leur faim. Ils ont le droit de mourir sans souffrir. Ils ont le droit à une vie digne, tout simplement – et l’humanité est assez riche pour satisfaire les besoins vitaux de chacun de ses membres, quel que soit son pays d’origine. Et non, il ne faut pas se leurrer – une initiative privée, si astucieuse, généreuse et louable qu’elle soit, ne va pas donner accès à l’eau potable à des millions de gens. Il faut un effort étatique, et l’exiger relève du devoir de la presse et de la société civile.

Il ne faut pas se faire à l’idée que les enfants du Ghana doivent activer des tourniquets pendant la récréation pour produire de l’électricité. Ne pas considérer comme normal que les familles d’Ouganda doivent acheter à crédit des installations pour purifier l’eau dans les écoles de leurs enfants. Un enfant, qu’il soit ghanéen, colombien ou français, doit étudier – un point c’est tout. Et un adulte – nous tous – doit faire en sorte qu’il puisse le faire en toute confiance et en toute tranquillité.

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Inna Doulkina