Régiment Immortel Commémoration Moscou

Seconde Guerre mondiale : amertume et incompréhension

Les Français, dans leur grande patrie, pensent être des champions en matière de droits de l’homme, convaincus de comprendre mieux que quiconque ce qu’est un être humain et en quoi consiste le respect de sa dignité. Ils sont persuadés de représenter le camp du Bien, aux côtés de leurs voisins européens et anglo-saxons, et regardent avec une profonde méfiance tout ce qui vient de l’autre côté de la barrière – et particulièrement de Russie.Un certain nombre de Russes – il faut l’avouer – sont d’ailleurs du même avis. Ils sont un paquet à croire que la lumière est à l’Ouest quand leur pauvre pays patauge dans les ténèbres. Ils sont la plupart du temps prêts à reconnaître la suprématie morale des Occidentaux et, quand ces derniers leur donnent des leçons sur… à peu près tout, les Russes se contentent de hocher la tête, l’air contrit et résigné. Habitués à être considérés comme les « derniers de la classe » par ceux qu’ils placent eux-mêmes au rang de meilleurs élèves à l’école des civilisations, les Russes admettent sans sourciller leur « retard » en politique, en économie et dans la vie sociale. À ce jour, il ne reste probablement qu’un sujet sur lequel les Russes n’ont pas la moindre intention de se justifier. Il ne reste qu’une leçon qui refuse de passer.Quelques minutes plus tôt encore, ils vous écoutaient, ébahis… mais voilà que vous l’avez prononcée, cette phrase malheureuse sur le « mythe russe » sur la Seconde Guerre mondiale. Et là, les Russes, stupéfaits, se demandent si ces gens qui se prennent pour les maîtres de l’Univers ont réellement le droit de leur apprendre la vie.Car il est difficile de manifester plus clairement son ignorance crasse, son irrespect et son insensibilité qu’en expliquant à un Russe que sa Grande Guerre patriotique est un « mythe de propagande »,

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Inna Doulkina

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