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La Russie, cette ennemie idéale

La Russie, cette ennemie idéale

La Russie, c’est le mauvais élève. Éternellement assis au dernier rang, le bonnet tiré jusqu’aux yeux, l’air arrogant et les ongles cassés – prétendument à l’origine de tous les désordres, bagarres et disputes. Au moindre problème, tout le monde – élèves et professeurs – est du même avis : le coupable, c’est lui ! Hillary Clinton n’est pas élue à la présidence des États-Unis ? C’est la faute de la Russie ! Les partis nationalistes européens comptent de plus en plus d’adhérents ? C’est encore la faute de la Russie ! L’Union européenne est affaiblie sur la scène internationale ? C’est toujours la Russie qui travaille à sa désintégration. À en croire certains médias, la Russie serait un pays d’une puissance inégalée : elle aurait la capacité d’influer sur le cours des présidentielles dans tous les pays du monde et d’y faire élire les chefs d’État qui lui sont les plus favorables. La Russie serait derrière chaque attaque médiatique contre un parti politique. Depuis peu, la meilleure stratégie, pour un politicien qui veut gagner des points, est même d’affirmer être la « cible de Moscou ». Habituée à être présentée comme la source de tous les problèmes, la Russie tire son épingle du jeu. Tant mieux si elle fait peur aux États-Unis,

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Inna Doulkina