Le dragon et le chevalier

Le Commandement des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) a publié mercredi 27 janvier sa nouvelle stratégie militaire. Parmi les six missions énumérées, la première – et la plus importante – est l’« endiguement de l’agression russe ». « Le fait que la Russie participe à la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants ne peut occulter le mépris dont elle fait preuve pour la souveraineté de ses voisins européens et les normes internationales, qu’elle continue de transgresser, lit-on dans le document. La Russie lance un défi à nos alliés et partenaires dans différentes régions du monde, c’est un problème global qui nécessite une réaction globale. » On ne saurait être plus clair. Les États-Unis désignent la Russie comme étant la principale menace pesant sur l’Europe et se positionnent comme son protecteur naturel – et unique. La vérité est construite, la mise en scène ordonnée. Les spectateurs n’ont plus qu’à croire ce qui se passe sur scène. On ne leur demande surtout pas de réfléchir ni d’interroger.Les personnages sont définis, impossible de prendre un méchant pour un gentil. Le dragon effrayant est, sans aucun doute possible, la Russie. La princesse attaquée, c’est l’Ukraine ; la reine menacée, l’Europe. Et le chevalier intrépide venu prendre leur défense ne peut être qu’américain.Ce spectacle se joue quotidiennement sur vos écrans de télévision et dans les pages de vos journaux. Vous le suivez tel un feuilleton.

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Inna Doulkina

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