Accords de Minsk-2

Accords de Minsk-2 : un grand pas vers la paix ?

Après 16 heures de négociations, les accords de Minsk-2 ont été finalement conclus le 12 février. Kiev et les insurgés du Donbass s’engageaient à respecter la trêve et à retirer leurs troupes et armements de la ligne de front. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le directeur de l’Observatoire franco-russe Arnaud Dubien et un membre du conseil scientifique du centre franco-russe, Fedor Loukianov, analysent la situation.

Fedor Loukianov : « Nous avons besoin, pour résoudre le problème ukrainien, d’une diplomatie de très haute volée »

Malgré les prévisions pessimistes, la trêve de Minsk-2 est respectée, même si personne n’est réellement satisfait des accords conclus. Au moindre problème, Kiev menace de décréter la loi martiale et de reprendre l’offensive. Donetsk, de son côté, promet d’étendre géographiquement son influence. L’UE durcit les sanctions contre la Russie. L’atmosphère reste tendue. Washington ne cesse d’exciter ses alliés, en prononçant des diatribes contre la Russie. Pourtant, le processus enclenché par les accords de Minsk-2 se poursuit – et c’est ce qui compte.Il n’est pas exagéré de dire que nous avons affaire, ici, à un réel processus diplomatique au plus haut niveau, dont l’objectif est d’élaborer un modèle de régulation pacifique totalement nouveau. Depuis la fin de la Guerre froide, en effet, on n’a jamais effectué ce genre de travail : dans tous les conflits locaux, le monde extérieur, guidé par l’Occident, s’est à chaque fois contenté de désigner des « gentils » et des « méchants », puis d’aider les « gentils » puisqu’ils se trouvaient « du bon côté de l’histoire » tout en punissant les autres – qui s’étaient trompés de côté. C’est ce à quoi nous avons assisté dans les Balkans, au Proche-Orient ou encore en Afrique. Et bien que les résultats de cette politique se soient révélés à chaque fois plus désastreux, l’approche globale du problème ne changeait pas.C’est en Syrie que le mécanisme s’est enrayé pour la première fois : les deux forces en présence se sont révélées égales, et l’intervention extérieure planifiée n’a finalement pas eu lieu – la Russie s’y est clairement opposée,

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LCDR

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