|  
37K Abonnés
  |   |  

Guerre en Ukraine : on nous cache des choses

C’est une guerre bizarre. On dirait des enfants qui se seraient divisés en deux camps et se seraient mis à se battre. Sauf qu’au lieu de bâtons, ils ont pris des armes qui tuent pour de vrai. La bagarre attire les curieux. Ceux-là s’installent en rond et, tels les spectateurs d’un théâtre romain, encouragent l’équipe qu’ils ont choisi de soutenir. On dirait que les combattants, et encore moins les observateurs, n’ont toujours pas compris que ce n’est pas un jeu – et les milliers de cadavres pourrissant alentour ne suffisent pas à les en convaincre.

Une famille de réfugiés de Donetsk quitte l'Ukraine pour la Russie. Crédits: Mikhaïl Voskresenski / RIA Novosti
Une famille de réfugiés de Donetsk quitte l’Ukraine pour la Russie. Crédits: Mikhaïl Voskresenski / RIA Novosti

C’est une guerre que beaucoup voudraient ne pas mener. On dit qu’il y a, autant du côté des insurgés que parmi les soldats de la garde nationale, des gens qui « sabotent », si l’on peut dire, les opérations de leur commandement. Ils ne visent pas l’ennemi et, pire, transmettent des secrets au camp adverse. On raconte par exemple qu’à Slaviansk, des combattants de la garde nationale ont plus d’une fois indiqué aux insurgés à quel moment et par quel itinéraire ils pouvaient évacuer les civils. On dit encore que les échanges de tir ne commencent que quand il y a des deux côtés des « hommes de convictions », des partisans de la « Sainte Russie » ou de la « grande et libre Ukraine », prêts à tuer et à mourir. Mais que quand ceux-là vont dormir, les canons se taisent. Et ce, dans les deux camps.

C’est une guerre mystérieuse, une guerre qui fait se poser beaucoup de questions : Comment Strelkov a-t-il réussi à quitter Slaviansk encerclée ? Pourquoi l’armée ukrainienne les a-t-elle laissé partir, lui, ses troupes et ses blindés ? Comment se fait-il que les garde-frontières ukrainiens de Lougansk aient été obligés de se battre contre les insurgés, finissant par leur céder le contrôle de la frontière, alors que le renfort promis par Kiev n’est jamais arrivé ? Pourquoi les informations fournies par les services de sécurité ukrainiens se révèlent-elles souvent fausses ? Pourquoi de nombreux combattants s’en plaignent-ils ? Est-ce de la trahison ou un banal manque de professionnalisme ?

Quels accords secrets se cachent derrière cette campagne ?.. Enfin, ce n’est plus un mystère pour personne : l’armée ukrainienne est extrêmement mal équipée, il lui manque l’essentiel, et les civils ukrainiens organisent des collectes pour chausser leurs soldats.

On sait aussi que les mères et épouses des conscrits exigent leur retour immédiat à la maison ; elles bloquent les routes et les commissariats pour se faire entendre des puissants : On en a assez de cette guerre !, disent-elles. On veut nos hommes vivants ! Elles posent aussi des questions qui dérangent : pourquoi ce sont leurs fils et maris qui doivent aller se battre quand les enfants des dirigeants se planquent ?

En découvrant tous ces détails, il devient difficile de ne pas s’interroger : Kiev veut-elle vraiment la victoire de ses troupes ? Souhaite-t-elle réellement récupérer le Donbass ? Ou bien la guerre serait-elle pour le nouveau gouvernement ukrainien un moyen tout trouvé de se débarrasser de tous les « éléments perturbateurs », de tous les « hommes de convictions » qui ont agité la place Maïdan pendant des mois ?.. Personne n’en sait rien au juste, et l’honnêteté, dans cette histoire, serait au moins de le reconnaître.

Nous ne savons rien de précis sur qui se tient derrière cette guerre. Qui a semé les graines de la violence et en récolte aujourd’hui les fruits ? Qui tire les ficelles ? À qui présenter la facture – et les listes de tous les civils qui, dans ces combats absurdes, ont laissé leurs maisons, leurs proches, et jusqu’à leur vie ? Serait-ce Poutine ? Obama ? Ianoukovitch ? Akhmetov ? Kolomoïskiï ? Porochenko ? Une bande d’hommes en costumes-cravates qui regardent le monde depuis les vitres teintées de leurs limousines ? Serait-ce eux, les vrais joueurs – ou bien se sont-ils fait prendre eux-mêmes à leur propre jeu ?

C’est une guerre qui, à ses pires moments, ressemble à une émission de télé-réalité américaine – celles-là qui éveillent, chez le spectateur, les instincts les plus bas et les plus vils. C’est une guerre qui attire les détraqués de toute la planète, assassins en herbe et confirmés, criminels au dossier judiciaire bien garni : ainsi un insurgé se plaint-il, dans une interview à la revue ukrainienne Reporter, d’avoir accueilli un groupe de volontaires venus de Russie, qui « ont semé à leur étage des seringues tachées de sang ». « C’est quoi, cette peste ? », s’interroge-t-il. Côté ukrainien, on croise également un certain nombre d’étrangers « venus se battre pour le triomphe des idées racistes », comme l’a déclaré l’un d’entre eux, arrivé de Suède.

La guerre en Ukraine comme un safari ? Une chasse à l’homme bénie par les grands de ce monde ? Car ici, on ne tue pas pour rien – mais pour de grandes idées. Reste à en choisir une et à la porter, tel un étendard, en guise de justificatif des crimes les plus atroces.

Le conflit ukrainien, c’est aussi une guerre dans laquelle les intellectuels portent exactement la même responsabilité que les dirigeants qui l’ont déclenchée. Confortablement installés derrière leurs écrans d’ordinateur, ils ont travaillé des mois durant à attiser la haine, justifier le meurtre, vêtir le conflit d’habits romantiques, le rendre inévitable. Ces petits poètes, ces habitants des grandes villes, ces gosses de riches, ces étudiants de grandes écoles, ces fils à papas à la santé fragile qui ont acheté tous les certificats qu’il fallait pour éviter le service militaire, ces morveux qui ont vu la guerre au cinéma : ils ont rédigé des centaines de lignes qui ne servaient qu’un seul objectif – la déshumanisation de l’opposant. Mission accomplie. Dans les deux camps, nombreux sont ceux qui ne voient plus face à eux des semblables, mais des sous-hommes bons à anéantir.

C’est une guerre qui rappelle aussi combien il est facile de se quereller avec les gens les plus proches, les voisins, les frères. La destruction est séduisante, et nulle nation ne peut être certaine d’en être à jamais épargnée. Tout pays, avec un peu d’efforts, peut être réduit à son état primaire, repoussé dans son passé féodal, replongé dans l’interminable guerre des seigneurs de Bourgogne contre ceux de Picardie ou de ceux de Riazan contre ceux de Tver. Aujourd’hui, les hommes du Donbass se battent contre ceux de Dniepropetrovsk – deux provinces voisines, au même passé historique et à la mémoire commune. Leurs habitants parlent la même langue mais, visiblement, ne se comprennent plus. Les chefs locaux, Rinat Akhmetov dans le Donbass et Igor Kolomoïski à Dniepropetrovsk, ont dû œuvrer au mieux pour faire échouer toute tentative de dialogue. Ce qui ne les empêche nullement, tous deux, de se dandiner, cocktail à la main, lors de l’inauguration du président Petro Porochenko – à l’abri des balles.

Une guerre en Ukraine aurait été inimaginable il y a encore quelques mois : la frontière entre les deux États, bien présente sur la carte, n’existait pas réellement dans l’esprit des populations. Pour beaucoup de citoyens russes et ukrainiens, leurs deux pays continuaient de constituer un espace commun où l’on se comprend sans interprète, où l’on va voir la famille quand bon vous semble. Une réalité qui échappe malheureusement à bon nombre d’experts fraîchement émoulus des « relations russo-ukrainiennes » : l’Ukraine et la Russie, pour une bonne partie de leurs citoyens, restaient unies, et toute tentative de rompre les liens qui les unissent ferait inévitablement couler le sang. Car quand on coupe un membre vivant, il saigne – et abondamment.

C’est une guerre qui fait mal et qui fait pleurer, même les hommes. « Nous vivons tout près d’ici, à cinq kilomètres, près de Krasnodon, dit ce vieil homme, un réfugié, qui s’apprête à passer en Russie. Nous voyons tous les jours tant de gens qui partent, des femmes, des enfants. Ils partent en bus, à pied. Ici, la voix de l’homme se met à vibrer, mais il poursuit : Je ne comprends pas ! Nous vivons au 21è siècle, nous sommes des êtres civilisés. Alors pourquoi ne pouvons-nous pas résoudre ce conflit par la voie pacifique ? On ne me fera jamais croire que c’est impossible ! Nous avons des politiciens très intelligents – qu’ils trouvent une solution ! Qu’ils mettent fin à tout ça ! Quand est-ce que l’Occident va nous entendre ? Quelqu’un, au moins ? Et voilà que sur le visage rude et têtu, les larmes se mettent à couler… » (Extrait de l’article de Daniïl Groslik « Frontière lointaine », paru dans la revue ukrainienne Reporter en juillet 2014).

Inna Doulkina

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

La Russie bat le record de récolte céréalière de l’URSS

130 millions de tonnes de céréales : c’est ce que la Russie a récolté sur ses champs cette année, dépassant le record de l’URSS en 1978.

19 octobre 2017
Politique

Dans la tête du gouverneur de Saint-Pétersbourg

Si Gueorgui Poltavtchenko gouverne la deuxième ville de Russie depuis six ans, les Pétersbourgeois en savent assez peu sur lui.

16 octobre 2017
International

Ce qu’il faut retenir de la visite du roi d’Arabie saoudite à Moscou

"Dans le règlement politique de la crise syrienne, il est important pour les Saoudiens d’avoir voix au chapitre, et la meilleure façon d’y parvenir, c’est de discuter avec les Russes à Moscou."

10 octobre 2017
  1. C´est triste cette guerre en Ukraine, elle nous démontre jusqu´oú peut aller la bétise humaine.

    Je n´ai jamais cautionné cette guerre derrière mon ordinateur. Dans tous mes commentaires jusqu´á aujourd´hui, j´ai toujours milité en valeur du Dialogue, car il est inadmissible que quelqu´en soient les problèmes, ces deux frères se battent.
    Cette guerre prendra fin un jour, alors comment vont-ils se regarder ?. Est ce que les exemples de la Yougoslavie, du Rwanda, du Congo, de la Lybie, de l´Irak, de la Syrie, de l´Aghanistan, du Mali ou de la Côte d´Ivoire ou en Orient pour ne citer que ceux lá ne suffisent plus pour décrier l´absurdité de la guerre en plein XXI siècle ? Les politiciens sont-ils devenus fous ?.

    Nous sommes arrivés á moment oú pour ceux qui croient en Dieu, doivent prier pour implorer son intervention Divine afin de faire cesser ces absurdités qui déroulent non seuölement en Ukraine, mais partout dans le monde.

  2. A force d’avoir fait de la guerre un divertissement et loisir via les films et les jeux vidéos, faut pas s’attendre à autre chose de la part des gens, la guerre on la consomme comme un show ludique, on supporte son équipe en sirotant un coca.

  3. Ce sont les Etats-Unis qui ont déstabilisé l’Ukraine, l’IMF qui a exigé de l’Ukraine qu’elle soumette le Donbass sinon pas de prêt (alors que le pays est en état de banqueroute), les Etats-Unis qui veulent des bases OTAN en Ukraine, et attirer la Russie dans une guerre pour élargir leur hégémonie. Poroshenko and Co ne sont que des marionnettes dont on tire les ficelles. Et pendant ce temps, les gens souffrent, mais il n’en n’ont cure: silence radio sur l’Ukraine dans les médias occidentaux.

    Prier, oui ….

  4. Voilà enfin un article qui décrit la situation avec des sentiments humains
    Le nationalisme c’est la guerre écrivait Jean Jaurès
    Il faut absolument que cette guerre stupide,fratricide cesse
    Il ne faut pas accepter cette banalisation du mal que nos média relatent avec désinvolture
    Il aura fallu attendre , hélas , la tragédie de l’avion de la Malaysia airlines pour que la communite internationale comprene que cette sale guerre peut aussi les concerner
    Non à la guerre et honte à ceux qui la déclenche

  5. Arretons de considerer les separatistes comme des gens avec qui il faut partager certaines choses. il ya un gouvernement central et legitime. Le separatiste n’a pour arme efficace que le TERRORISME.
    LA RUSSIE A LONGEMENT SOUFFERT ET PAYE TROP CHER ET PAYE ENCORE le prix de sa LUTTE CONTRE LE SEPARATISME TCHETCHEN
    EN MA CONNAISSANCE, LES SEPARATISTES UKRAINIENS ONT PORTE LES ARMES APRES AVOIR ETE ENCOURAGES PAR CERTAINS HOMMES POLITIQUES DE LA RUSSIE QUI VEULENT SE DEMARQUER POUR LES PROCHAINES LEGISLATIVES. CEST SIMPLE, FAUT QUE LA RUSSIE DEMANDE AUX SEPARATISTES DE DEPOSER LES ARMES ET DE VENIR SE REFUGIER EN RUSSIE.
    DE CETTE FACON, LA RUSSIE MARQUERA UNE FOIS DE PLUS UN GRAND POINT SUR LE PLAN INTERNATIONAL.

    1. Les combattants des républiques de Donetsk et de Lugansk luttent pour le droit de vivre librement sur leur terre, sans le régime nationaliste et fascisant de Kiev. Ce ne sont nullement des séparatistes, ils ont aussi le droit à l’autodétermination, comme à l’époque, Kosovo s’est séparé de la Serbie au prix de milliers de vie de serbes, victimes des bombardements de l’OTAN. Là, cela arrangeait l’Europe et les Etats-Unis.
      Le peuple russe a le droit de vivre sur sa terre, et pour le comprendre, lisez un peu l’histoire de la Russie. Ce n’est pas un schéma simple, cette terre n’a jamais été ukrainienne.
      Je considère cet article, contrairement à d’autres opinions, comme un opprobre aux combattants russes et à l’héros national russe Strelkov. Cette guerre imposée aux combattants russes qui ont commencé leur protestation par des moyens très pacifiques, ne l’oubliez pas, est une honte pour Kiev qui tue la population civile russe et aussi, une honte pour l’Occident qui tait soigneusement les atrocités commises par la garde nationale et le Pravy secteur.
      Je suis indignée de lire des commentaires anti-combattants provenant d’une ignorance crasse de l’histoire de la grande Russie.

    2. Bonjour,
      excusez moi, je ne suis pas peut-être européen mais un être humain vous oubliez peut-être la révolution qui a eu lieu à Maidan??? Où l’occident encourageait les manifestants à défier le pouvoir quitte à appeler les victimes des martyr. Nous avons vu les dirigeants des grandes chancelleries européennes se déplacer pour prêter main forte à ces « rebelles ». Mais du peu que poutine se lève pour dire stop à un massacre qui se profilait à l’horizon, il est traité de tous les noms. Pourquoi sommes nous dupes? Voilà la guerre israelo-palestinienne où l’occident ferme les yeux sur tous ces crimes odieux commis par israel. Et Israel n’est en aucun cas menaçé par les sanctions de la communauté internationale. Elle est même sourde face aux appelle à un cessez le feu.

  6. Quand Query s’est déplacé en personne pour chauffer à blanc les ukrainiens, quand Bernard Henri Levy s’y est mis en déclarant qu’il était prêt à faire alliance avec les nazis ukrainien pourvu qu’ils soient contre Poutine. Ce sont des faits objectifs qui ont eu lieu devant chacun d’entre nous. Il serait intéressant d’analyser aussi les prises de participation par le fils du vice président des USA dans une société ukrainienne pour la recherche et l’exploitation du gaz de schiste. En France on appelle ceci un conflit d’intérêt. Que dire de tout cela ?

  7. azul fellawen,
    VRAIMENT ce qui se passe en ukraine interpelle l’humainité.les russes sont dans leur droit de faire barrage aux americains et a l’occident.les gens qui decident de ces guerres atroces sont desumanisés,,,,c’est autour des peuples de prendre leur destin en main contre ces polititiens de dimanche qui peuvent sacrifier l’humanite pour quelques interets de plus de conivence avec les gens qui les ont rendus maitres par le truchement de l’argent sale…
    -esperant que les russes et les ukrainiens retrouvent la paix durable et fraternité !
    tanmirt ar timlillit.

    1. On oublie très vite les causes premières de cette guerre civile, les ukrainiens sont chauffés à blanc par les harangues américaines et européennes, le pouvoir passe aux mains en partie pro nazies, des élections iniques sont organisées et on connait la suite, les américains et les européens se lavent les mains de ce conflit tout en accusant Poutine à tout propos. Il faut observer un fait majeur et évident, chaque fois que les américains se mêlent de quelque chose c’st un nombre important de morts et de désolation.

  8. Je croyais que Poutine voulait préserver les minorités russes partout. Mais Poutine s’en fout. Il a laissé tomber les populations russophones de l’est de l’Ukraine.
    Les médias français ne disent rien ou pratiquent la désinformation, parce qu’ils défendent la politique étrangère américaine qui amène la guerre partout dans le monde…pour les intérêts financiers des grandes entreprises américaines. les Etats-Unis sont le cancer du monde !

  9. Cette guerre c’étais pour nous faire oublier que les américains étais prêts a tout pour nous faire suivrent grand marché trans-atlantique et faire chutter le sours de l’Euro puis faire continuer l’austéritée en UE alors de toute façon il n’y a que les atlantistes qui nuisent a la croissance actuellement dans le monde des nords. Puis les atlantistes sont pour le controles des mers et des océans si il existe un moyen de faire circuler les marchandises par le grand continent les pussances maritimes sont perdantes. Pour éviter que ces puissances maritimes soit perdantes il faulait éviter que les échanges en Euros entre L’Union eurasiatique et L’Union Européenne progressent et les marchandises entre la Chine et l’UE devraient toujours passer par les mer. Nous les citoyens de l’Union Européenne se font aussi avoir par nos élites et cela doit cesser. Que les USA remboursent l’argent qu’il doivent au monde entier et qu’il ne fassent pas en sorte que les autres puissances soient décroissante pour jouir encore de leur statut dans le monde entier en tout cas ni les USA ni l’UE ne sont des démocratie. Les citoyens ne sont tout simplement pas représentés par les élites. Je me souvient un modèle qui vient de chez nous Louis XIV avait rassembler la noblesse pour la faire couler. La bougeoisie avec donc profiter de l’épuisement des nobles pour avoir accès aux terres de la noblesse et déclancher une famine. Voila comment ça commence si on a un peu de souvenir.

Les commentaires sont fermés.