Guerre en Ukraine : on nous cache des choses

C’est une guerre bizarre. On dirait des enfants qui se seraient divisés en deux camps et se seraient mis à se battre. Sauf qu’au lieu de bâtons, ils ont pris des armes qui tuent pour de vrai. La bagarre attire les curieux. Ceux-là s’installent en rond et, tels les spectateurs d’un théâtre romain, encouragent l’équipe qu’ils ont choisi de soutenir. On dirait que les combattants, et encore moins les observateurs, n’ont toujours pas compris que ce n’est pas un jeu – et les milliers de cadavres pourrissant alentour ne suffisent pas à les en convaincre.C’est une guerre que beaucoup voudraient ne pas mener. On dit qu’il y a, autant du côté des insurgés que parmi les soldats de la garde nationale, des gens qui « sabotent », si l’on peut dire, les opérations de leur commandement. Ils ne visent pas l’ennemi et, pire, transmettent des secrets au camp adverse. On raconte par exemple qu’à Slaviansk, des combattants de la garde nationale ont plus d’une fois indiqué aux insurgés à quel moment et par quel itinéraire ils pouvaient évacuer les civils. On dit encore que les échanges de tir ne commencent que quand il y a des deux côtés des « hommes de convictions », des partisans de la « Sainte Russie » ou de la « grande et libre Ukraine », prêts à tuer et à mourir. Mais que quand ceux-là vont dormir, les canons se taisent. Et ce, dans les deux camps.C’est une guerre mystérieuse, une guerre qui fait se poser beaucoup de questions : Comment Strelkov a-t-il réussi à quitter Slaviansk encerclée ? Pourquoi l’armée ukrainienne les a-t-elle laissé partir, lui, ses troupes et ses blindés ? Comment se fait-il que les garde-frontières ukrainiens de Lougansk aient été obligés de se battre contre les insurgés,

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Inna Doulkina

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