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Pourquoi la Crimée est-elle si chère aux Russes ?

À diverses époques, la péninsule de Crimée a été peuplée par les Grecs, les Scythes, les Huns, les Arméniens et les Tatars. Ces derniers, en 1441, fondèrent sur ses berges un khanat, rattaché par la suite à l’Empire ottoman.

Le monument aux navires coulés à Sébastopol Crédits: sergessh / photo.imhonet.ru
Le monument aux navires coulés à Sébastopol Crédits: sergessh / photo.imhonet.ru

En 1768, le sultan turc Mustafa III a déclaré à la Russie une guerre qui a duré, avec une pause de 13 ans, jusqu’en 1791, et s’est soldée par une victoire russe. À l’issue de ce conflit, la Russie ajoutait à ses terres la péninsule de Crimée.

Ses habitants, les Tatars, passèrent dès 1771 sous protectorat de l’Empire russe. Le traité signé en 1791 entre Moscou et Istanbul reconnaissait le rattachement de la Crimée à la Russie, qui avait désormais accès à la mer Noire. En 1784, l’impératrice Catherine II fonda dans la baie des Sagittaires, au sud-ouest de la péninsule, une ville qui jouerait dans l’histoire de la Russie un rôle déterminant. Le port de Sébastopol, la « Ville auguste » en grec, s’étendit tout près de l’antique cité grecque de Chersonèse, où, en 988, le prince Vladimir recevait le baptême pour ensuite initier à la foi en Christ les ancêtres des Russes, Ukrainiens et Biélorusses actuels. 700 ans étaient passés avant que les Russes ne retournent sur la terre de Crimée et n’y fondent le port qui deviendrait leur principale base navale.

Par deux fois au cours de son histoire, Sébastopol a été condamnée à disparaître : lors de la guerre de Crimée, en 1854, puis, un siècle plus tard, pendant la Deuxième guerre mondiale.

La première fois, Sébastopol fut assiégée par les Anglais et les Français. Onze mois durant, la ville a résisté à l’ennemi, demeurant imprenable. Le premier bombardement a eu raison de l’amiral Kornilov. En mourant, il a déclaré : « Défendez toujours Sébastopol ».

Quelle importance pour nous, aujourd’hui, me direz-vous ?

Aucune, si ce n’étaient ces mêmes mots, en 2014, gravés au fond de la scène édifiée sur la place centrale Nakhimov. Une scène autour de laquelle se sont déroulées toutes les grandes manifestations des dernières semaines. C’est ici que les habitants de Sébastopol ont élu leur maire, Alekseï Tchaly, et affirmé leur volonté de se réunifier avec la Russie. C’est ici aussi qu’ils sont arrivés en masse, émus aux larmes, le soir du 18 mars, après que Vladimir Poutine a signé le décret sur le rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Russie.

Les habitants de Sébastopol n’étaient pas les seuls à écouter le discours historique du président russe : dans leur dos se tenait l’amiral Nakhimov, autre grand héros de la guerre de Crimée, dont la statue se dresse au cœur de la ville. Un homme qui a toujours affirmé qu’il ne quitterait pas sa ville assiégée vivant et qui, voyant Sébastopol décidément condamnée, n’a cessé de chercher la mort. Seul parmi les officiers supérieurs, il portait ouvertement ses épaulettes d’amiral – parfaitement repérables par les tireurs français et britanniques. Et c’est bien d’une balle de tireur que Nakhimov a péri.

En 1942, Sébastopol a connu son deuxième siège, encore plus meurtier : la ville s’est retrouvée coupée de toutes les voies d’approvisionnement. Malgré tout, elle a tenu 250 jours, et aurait probablement tenu encore si l’Armée rouge n’avait encaissé une défaite sanglante à Kertch, qui rendit impossible la défense de Sébastopol. La ville a dû céder, mais pas avant d’avoir remporté une victoire morale – en résistant aux nazis jusqu’au bout. Sébastopol, par son sacrifice, a inspiré les Russes à poursuivre la guerre et à la gagner.

C’est Sébastopol qui a rendu possible Stalingrad.

Deux ans plus tard, en 1944, les Russes revenaient à Sébastopol pour en chasser les Allemands. Qui, eux, résistèrent un peu moins bien : l’opération de libération de la ville par l’Armée rouge, lancée le 8 avril, s’est achevée le 12 mai. Après la guerre, Sébastopol, entièrement détruite, a été restaurée en quatre ans. Depuis, la ville historique n’a guère changé : Sébastopol est aujourd’hui une belle ville ensoleillée, aux bâtiments en pierre blanche d’Inkerman, portiques grecs et colonnes romaines. Majestueuse et raffinée, son architecture nous envoie à cette Russie qui sortait, triomphante, d’une guerre meurtrière. 

"La Russie et Sébastopol, inséparables, à jamais". Crédits: vk.com
« La Russie et Sébastopol, inséparables, à jamais ». Crédits: vk.com

Ici, le 9 mai, ça se fête comme il se doit, avec une joie, une tristesse et une fierté non feintes. Réelles – si palpables qu’elles en font vibrer l’air autour.

Les habitants de Sébastopol confient que, ces dernières années, ils accueillent pour le Jour de la Victoire des milliers d’Ukrainiens venus spécialement dans leur ville rendre hommage aux combattants disparus. Si tous ces gens viennent à Sébastopol, c’est qu’ailleurs en Ukraine, le 9 mai, on le fête de moins en moins : souvent, la célébration se résume à une petite procession de retraités qui déposent des fleurs au monument du soldat soviétique.

Car l’Ukraine d’aujourd’hui honore d’autres héros – ceux qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, ont combattu dans le camp adverse. À Sébastopol, on se souvient toujours avec amertume d’un de ces maires désignés par Kiev (Sébastopol était la seule ville d’Ukraine privée du droit d’élire son maire) qui avait lancé, un 9 mai, « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux Héros ! ».

Un slogan qui aurait pu paraître anodin s’il n’avait été celui précisément de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne qui, pendant la guerre, a massacré des populations civiles ukrainiennes « pour collaboration avec les soviétiques ». Et la collaboration, les combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne la voyaient large : à leurs yeux, en étaient coupables à égale mesure une institutrice qui « avait travaillé pour l’école soviétique » autant qu’un chauffeur « de tramway soviétique ».

Qui connaît l’histoire de Sébastopol sait ce qu’il en coûte à ses habitants de vivre dans un État qui porte aux nues des assassins, des gens pour qui un certain idéal de liberté justifie des crimes abjects contre des femmes et des enfants. Pourtant, ils ont bien dû y vivre dans cet État, et pendant 23 ans – parce que d’abord le secrétaire général Nikita Khrouchtchev avait souhaité pour des raisons qui demeurent obscures offrir la péninsule à sa terre natale, l’Ukraine, ensuite parce que Boris Eltsine n’a pas voulu insister pour un retour de la péninsule à la Russie. Il l’a réofferte à l’Ukraine, en 1991, évidemment sans se soucier des Criméens, sans se demander s’ils voulaient demeurer au sein du nouvel État ukrainien, retourner au bercail russe ou encore proclamer leur indépendance.

Les Criméens se sont retrouvés de fait dans un État ukrainien qui, très rapidement, s’est mis à affirmer une idéologie nationaliste et ouvertement antirusse. Pourquoi avoir choisi cette ligne ? La vérité, c’est que les Russes et les Ukrainiens sont deux peuples très proches. Avec les Biélorusses, ils ont tous les mêmes ancêtres : les différentes tribus slaves et finno-ougriennes qui peuplaient la plaine d’Europe orientale et ont par la suite fondé l’État de la Rus de Kiev.

Puis, les invasions mongoles ont séparé les destins : trois peuples distincts se sont formés. Néanmoins, Russes, Ukrainiens et Biélorusses sont restés très proches : lorsqu’ils parlent dans leurs langues respectives, ils se comprennent sans interprète. Pendant une longue période, ils ont vécu au sein d’un État unique et développé une culture commune, comme une symphonie où l’on entendrait des notes ukrainiennes, russes et biélorusses mais qui constituerait néanmois une œuvre harmonieuse et complète. Impossible de dire à qui appartient Gogol, à la Russie ou à l’Ukraine. L’écrivain a précisément synthétisé dans ses romans les apports des deux peuples et des deux cultures – jusqu’à les rendre indissociables.

Mais l’Ukraine d’aujourd’hui, au lieu de reconnaître la proximité naturelle des Ukrainiens et des Russes, tient à tout prix à rompre les liens entre les deux peuples, à créer de nouveaux Ukrainiens qui croiraient n’avoir jamais rien partagé avec les Russes. Le problème de l’Ukraine, c’est qu’elle veut se construire une nouvelle identité sur la négation d’un héritage historique et culturel commun – et cette négation ne peut être que destructrice. Le projet national que l’Ukraine propose aujourd’hui à ses populations fait plutôt penser à un parti politique totalitaire.

Ainsi, selon l’élite ukrainienne, un Ukrainien digne de ce nom n’a pas le droit d’être communiste. Il doit aussi avoir une vision bien précise de l’Histoire, qui consiste à présenter l’Ukraine comme une victime permanente de la domination russe – et peu importe que l’Union soviétique ait été dirigée pendant 29 ans par deux hommes d’origine ukrainienne : Nikita Khrouchtchev et Leonid Brejnev. Le nouvel Ukrainien n’a pas non plus le droit de reconnaître que les Ukrainiens vivant en Russie n’ont pas fait que subir les répressions mais ont aussi participé à les organiser, au même titre que les Russes – qu’il s’agisse des famines des années 1930 ou de la terreur stalinienne.

Toujours selon les autorités ukrainiennes du jour, un Ukrainien qui se respecte doit absolument maîtriser l’ukrainien – et tant pis si lui et tous ses ancêtres sont nés dans la partie historiquement russophone du pays. Car il y a bien des Belges francophones et germanophones, idem pour les Suisses ou pour les Canadiens. Mais en Ukraine, qui se pense pourtant comme un pays européen, l’Ukrainien russophone n’a plus de place – car tout un tas de choses dans ce pays ne peuvent être vues ou lues qu’en ukrainien, depuis les films jusqu’aux notices des médicaments.

Tout cela pour dire qu’il n’y a pas que des raisons ethniques au souhait des habitants de la Crimée et de Sébastopol d’être rattachés à la Russie. Notons d’ailleurs qu’on trouve en Crimée autant de Russes que d’Ukrainiens ethniques. Ce qui les unit, c’est une volonté de s’intégrer dans un espace civilisationnel plus large et moins restrictif que l’Ukraine actuelle.

Depuis le jour de leur intégration forcée en Ukraine, les habitants de Sébastopol sont descendus des milliers de fois dans la rue pour exprimer leur désaccord avec la politique nationaliste de Kiev. Jamais ils n’ont été entendus. Leur autonomie a été grignotée d’année en année pour devenir, vers les années 2000, de pure forme. À vivre dans un État qui leur était hostile, les habitants de Sébastopol ont gardé à la Russie un attachement très fort, et sont restés fidèles à leur propre mémoire.

Et quand, le 23 février dernier, le gouvernement ukrainien autoproclamé a annoncé sa décision de retirer à la langue russe son statut de langue régionale, ils se sont dit que là, c’était la goutte qui faisait déborer le vase. Les habitants de Sébastopol sont descendus sur la place Nakhimov et, de toutes leurs forces, ont appelé la Russie. Et si par le passé, leurs prières étaient longtemps demeurées sans réponse, cette fois, la Russie a dit : « J’arrive ».

Inna Doulkina

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    1. pas évident ce conflit, disons que si Eltsine avait accepté le rattachement de la Crimée à la Russie en 1991 on aurait évité tout ça, là maintenant pour le coup une escalade de la violence est malheureusement à craindre, et personnellement je pense que tout le monde y laissera des plumes, et la Russie sur le plan international, et l’Europe/USA sur le plan influence/prestige.
      L’Ukraine c’est un vrai bourbier, Ianoukovitch a endetté a mort son pays au profit de la Russie, ce qui a pour effet immédiat de voir l’Ukraine mise sous perfusion Européenne, avec une vraie pression économique de la Russie avec le gaz…
      Pas sûr que les Ukrainiens y trouvent leur compte non plus, avec un Poutine omnipresent qui ne les lâchera d’une semelle….
      En tout cas tout cela côutera cher aux européens et surtout aux Ukrainiens… mais ne dit-on pas que la liberté n’a pas de prix ?

    2. Bien sûr tout le monde à raison et tore ça dépend d’où et comment on regard les choses. L’histoire, c’est compliquée. Mais par l’attachement de la Crimée à la Russie une guerre a été évitée avec les conséquence qu’on les connais ailleurs. Tien on ne parle pas que l’Amérique et L’Europe sont pour quelque chose dans cette affaire ?! Avant L’Ukraine était un pays non alignes et pour l’équilibre de la zone c’était bien. Accepteriez- vous que votre ennemie s’installe dans votre chambre d’amie ?

  1. Merci pour le beau discours bien assimilé à Moscou. Pour résumer : Russie, gentille. Ukraine, méchante.
    On oublie de préciser que la Crimée est ukrainienne depuis 60 ans, en attendant un jour futur sa libération du nouvel empire autoritaire. Certes, l’Ukraine aurait dû continuer à maintenir le russe comme langue régionale pour continuer à rester un Etat démocratique multi-ethnique. Erreur fatale. Cela dit, géographiquement, la Crimée n’est reliée à la terre ferme qu’à l’Ukraine, bien plus proche.
    Attendons de voir, les habitants de Crimée ne vont pas tarder à regretter leurs libertés individuelles et politiques confisquées par la récente invasion militaire. Libertés envolées aussi brutalement que les chaînes de télévisions ukrainiennes coupées par l’occupant. Ces avis divergents, bien entendu, n’ont pas été montrés par les médias de Russie.

  2. Votre édito sur la Crimée serait parfait s’il ne passait pas sous silence un fait historique avéré: 250 000 Tatars de Crimée furent déportés en Asie centrale et en Sibérie en 1944. C’est depuis cette 1944, et pas avant, que la Crimée est en majorité peuplée de Russes (en 1939 encore, les Tatars étaient la population majoritaire de la péninsule).

    Je vous en prie, justifiez l’annexion, la reconquête, la libération, l’intégration (choisissez vous-même le terme le plus approprié) par ce que vous voulez: par la volonté de revanche sur la « catastrophe géopolitique » de 1991 ou par souci d’établir une zone tampon avec l’OTAN qui se rapproche, par la crainte de voir l’Ukraine sombrer dans l’anarchie , mais épargnez-nous ces tirades larmoyantes sur « la Crimée, terre russe depuis toujours », de grâce!

  3. Merci. En recherche d’infos différentes de ce que les médias en France proposent j’ai apprécié la lecture de votre article qui devrait m’aider, associé à d’autres sources, à avoir une vue plus objective et diversifiée de la situation. La présentation segmentée et orientée des infos de langue française pousse actuellement à un sentiment anti-russe plutôt qu’à la compréhension réfléchie des divers drames qui se jouent là-bas. Nos journalistes devraient être plus neutres et faire un véritable travail d’investigation.

  4. Les serbes du Kosovo n’ont jamais demandé leur indépendance et futur rattachement à l’Albanie . L’Axe du Bien ( UE et les Etats-Unis ) ont détruit la Serbie , organisé le génocide , la déportation ethnique des serbes du Kosovo . A cause de ce que ‘Axe du Bien a fait au Kosovo il ne peut que se taire si la Crimée redevient russe par la volonté des crémiens .

  5. Un article objectif et juste historiquement. Il suffit de bien étudier l’évolution historique dans cette région. D’autre part, si les Tatars de Crimée avaient été déportés en masse, c’est qu’ils avaient massivement collaboré avec les Allemands pendant la 2ème guerre mondiale tandis que les Russes avaient organisé la résistance. Voilà la raison de leur déportation par Staline. Bien sûr, les temps ont changé, leurs descendants ne doivent plus assumer ce crime.

    1. Donc si je vous suis bien, pour quelques collaborateurs (j’attends vos sources sur cette « collaboration massive »), on déporte tout un peuple? Il avait surtout en Crimée en 1944 des femmes, des enfants et des vieillards, puisque les hommes étaient au front, d’où ils furent déportés aussi, peut-être pour collaboration aussi, sans doute?

      Le problème des Russes c’est qu’ils ne connaissent pas l’histoire. Parce qu’ils ne veulent pas la connaître. Ils ont tort. Ce n’est pas glorieux, des mythes s’effondrent (la Résistance française tant glorifiée chez nous après-guerre n’a pas survécu aux années 70 qui rétablirent chez nous une vérité historique dont je persiste à penser qu’elle est salutaire) mais on s’y guérit de la maladie infantile du nationalisme en constatant que tous les peuples ont du sang sur les mains et qu’il n’y a pas de mal à le reconnaître.

      Ca évite les délires hourra-patriotiques comme il y a chez vous en ce moment. En général le réveil est difficile….

  6. Je me félicite comme vous que la Russie ait récupéré la Crimée, car la Russie est le seul espoir de l’Europe. Cependant, je ne peux pas rester aveugle au fait que l’hostilité des ukrainiens à la Russie est une conséquence de la révolution de 1917 et de la domination léniniste et stalinienne. Il me semble que la fidélité, affichée par l’article, de la Russie actuelle à cette période, même si elle est le résultat d’une bonne intention, est quelque peu maladroite. En tout cas incompréhensible pour les amis de la Russie actuelle, qui, pendant trente ans, ont combattu le communisme conquérant.

  7. > l’Armée insurrectionnelle ukrainienne qui, pendant la guerre, a massacré des populations civiles ukrainiennes « pour collaboration avec les soviétiques »

    Ah oui… c’est vrai que les Soviétiques n’ont jamais « massacré des populations civiles »… ni à Kiev en 1918, où sur les chars bolchéviques entrant dans la ville on pouvait lire « Mort aux Ukrainiens », et où les cadavres de trois mille Kiéviens vinrent s’entasser dans les parcs de la ville…. ni en 1933 lorsque Staline ordonna d’affamer artificiellement le pays… ni après, ni avant, jamais !

    Que les Russes comprennent qu’un peuple agressé et humilié pendant des siècles est tout sauf un « peuple frère »… La Moscovie n’est pas la Lituanie (Bélarus’) et n’est pas la Rus’ de Kiev… être « russe » c’est être chrétien orthodoxe. Point barre !

  8. l’UE est une marionnette entre les mains des USA. l’UE financièrement malade peut-elle perfuser longtemps l’Ukraine, J’en doute. Sous les ordres des USA, elle vider le peut de sang économique qui lui reste pour perfuser l’Ukraine et elle même profondément anémiée, les USA vont accentué la pression sur ces pauvres européens qui vont s’inféoder de plus en plus à l’Amérique. Je ne comprends pas pourquoi ces européens ne voient pas que le seul gagnant de cette crise n’est l’Amérique.

    Merci à monsieur poutine pour avoie entendu les cris d’un peuple en détresse. qui sait ce qui devait suivre après l’interdiction de la langue Russe?

  9. Bien sûr tout le monde à raison et tore ça dépend d’où et comment on regard les choses. L’histoire, c’est compliqhée. Mais par l’attachement de la Crimée à la Russie une guerre a été evitée avec les concequence qu’on les connais ailleurs. Tien on ne parle pas que l’Amérique et L’Europe sont pour quelque chose dans cette affaire ?! Avant L’Ukraine était un pays non alignes et pour l’équilibre de la zone c’était bien. Accepteriez- vous que votre ennemie s’installe dans votre chambre d’amie ?

  10. En 1918 l’Ukraine a essayé d’obtenir son indépendance mais l’armée rouge est intervenue durement.
    Dans les années 1930 , Staline a affamé les Ukrainiens par millions qui alors, ont considéré celui-ci comme un bourreau.

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