L’Arctique a été, est et sera russe

« La Russie se comporte, vis-à-vis de l’Arctique, en maître irresponsable », déclarait récemment Sergueï Medvedev, enseignant à la l'école des hautes études économiques. Raison pour laquelle, poursuivait le chercheur, il faudrait lui confisquer ce territoire et le transférer sous contrôle international. « Idiotie ! », a réagi le président Poutine quand on lui a rapporté cette proposition. La revue en ligne Douze publie la tribune du chercheur Egor Kholmogorov, qui explique pourquoi l’Arctique doit précisément rester dans le giron russe.Les Russes qui dissertent de la nécessité de confisquer l’Arctique et ses ressources énergétiques à la Russie pour transformer le territoire en réserve internationale doivent croire que l’argent pousse sur les arbres, et que ce sont les fées du feu qui chauffent leurs appartements.Ce n’est, malheureusement, pas encore le cas. Que cela nous plaise ou non, le bien-être de tout citoyen russe dépend directement, pour l’heure, de l’état du secteur gazier et pétrolier national. Il en est ainsi, et il nous faudra des décennies pour modifier cette situation. Pour nous débarrasser « rapidement et à tout prix » de notre dépendance énergétique, comme le suggèrent certains experts, il faudra que nous sacrifiions au moins un tiers de notre population. Faire autrement paraît pour l’heure impossible.Force est de constater que nous avons des problèmes, en Russie, avec la répartition des revenus énergétiques. Si celle-ci était plus égale et plus démocratique, notre vie serait incomparablement plus heureuse. Mais imaginer que réduire le gâteau énergétique que nous mangeons tous ensemble pourrait améliorer la vie de certains relève simplement de l’absurde.

Où aller pour se chauffer ?

Les Russes qui n’ont pas l’air de tenir aux ressources énergétiques de leur pays devraient encore se poser une question bête : où préfèrent-ils passer l’hiver – en Russie ou en Allemagne ? Rappelez-vous, récemment, ces chômeurs allemands qui demandaient aux autorités une allocation supplémentaire pour pouvoir se chauffer. Ce à quoi le politicien Thilo Sarrazin leur avait rétorqué de « mettre des pull-overs ». Parce que la voici, la triste vérité : en Allemagne, comme dans la majorité des pays d’Europe occidentale, en hiver, il fait froid dans les chaumières. Alors qu’en Russie, même avec une température extérieure tombant à -40°C, personne n’a besoin de porter un pull chez soi. Et ce luxe inouï, nous le devons à la possession de nos ressources énergétiques propres, fournies à bas prix – que l’Allemagne n’a pas. Et pourtant, dans la compétition démocratique, l’Allemagne est loin devant. Ce qu’il y a,

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Inna Doulkina

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