François Hollande et les gauchistes, non merci

Au lendemain de l’intervention télévisée de François Hollande, Konstantin Eggert s’insurge contre le projet de taxation des hauts salaires.


Au lendemain de l’intervention télévisée de François Hollande et sur fond de polémique autour de l’évasion fiscale, Konstantin Eggert, chroniqueur sur Kommersant.FM, s’insurge contre le projet de taxation des hauts salaires.

Au lendemain de l'intervention télévisée de François Hollande, Konstantin Eggert s'insurge contre le projet de taxation des hauts salaires.
François Hollande sur le plateau de France 2, le 29 mai 2012 à Paris. Crédits : Thomas Samson

 

François Hollande a réaffirmé sa volonté dimanche 9 septembre de taxer à hauteur de 75% tous les individus dont les revenus dépassent 1 million d’euros par an. En France, cette nouvelle réforme concernerait environ 3% de la population active, soit plus de deux millions de Français sur les 63 millions que compte le pays.

Ces hauts revenus, auxquels il faut ajouter plus de 10 millions de Français dont le revenu mensuel dépasse les 6 000 euros (un montant pas si élevé sur le marché européen) payent actuellement un montant conséquent de 41% de leur revenu en redevance et ce, sans compter l’impôt sur la fortune, les charges sociales et les taxes d’habitation, dont ils doivent s’affranchir.

Bien que parmi les millionnaires français se trouvent des spéculateurs financiers, la grande majorité de ces derniers est composée d’entrepreneurs, de créateurs d’entreprise et de bienfaiteurs. Tous payent d’ailleurs des impôts. Le projet du président français prévoit de taxer ces hauts revenus à 75% sur une période de deux ans afin de surmonter la crise. Toutefois, ce dernier ne livre aucune garantie que cette taxe sera levée à la suite de cette période.

Beaucoup sont ceux à soutenir cette réforme. Le peuple français aime en effet compter l’argent de son voisin. Autre grande caractéristique de ce dernier, il ne cesse de descendre dans la rue pour demander toujours plus au gouvernement ou au secteur privé. Pourtant, on ne peut pas dire que les Français vivent mal. La France possède un des meilleurs systèmes de sécurité sociale en Europe et offre une éducation de bonne qualité à tous les niveaux scolaires. Le pays est également doté de la semaine des 35 heures et les jours de congés sont nombreux. De plus, grâce au précédent président, Nicolas Sarkozy, les dépenses publiques ont réussi à être diminuées en période de crise sans pour autant provoquer une vague de licenciements massive.

Certes la croissance économique s’est ralentie, mais la stimuler en taxant d’avantage les citoyens les plus dynamiques et entrepreneurs du pays, est une idée étrange. Surtout qu’un taux de 75% d’imposition dépasse même les politiques de taxation des gouvernements super-socialistes des pays scandinaves. C’est ainsi que François Hollande parviendra à tenir sa promesse de ne pas réduire l’effectif des fonctionnaires. Le spectre de Boulgakov plane donc sur la France : « Confisquer et partager ».

Nos gauchistes n’échappent également pas à la règle. La levée de taxes draconiennes est le rêve de la gauche d’opposition parlementaire ou non-parlementaire russe. Souvenez-vous du projet de loi sur la création d’un impôt sur la fortune qu’avait présenté le parti Russie Juste. Une mesure qui aurait taxé l’héritier d’un deux pièces dans le nord de Moscou et non, un milliardaire tel qu’Abramovitch, dont le yacht est enregistré à l’étranger.

Encore plus surprenant, François Hollande, à l’instar de nos gauchistes – ces grands admirateurs du marxisme – n’ont pas pensé une seconde que dans une époque de globalisation, les citoyens qui ne peuvent plus supporter cet acharnement pourraient mettre les voiles là où personne ne touchera au fruit de leur travail. C’est déjà le cas en France, qui a vu sa plus grande fortune, Bernard Arnault, prendre la direction de la Belgique. Ce dernier « pèse » à lui seul 30 milliards d’euros. D’autres suivront son exemple et les résultats seront désastreux pour l’économie française.