Chers lecteurs !

Pendant quinze ans, tous les quinze jours, nous avons édité Le Courrier de Russie – un journal de huit, puis seize pages, avec des reportages sur les quatre coins de la Russie, des enquêtes et dossiers qui racontaient l’évolution de la société russe dans toutes ses dimensions. Chaque jour, nous avons travaillé à vous offrir une analyse impartiale, dénuée de toute sorte d’a priori. Nous avons tenté de traduire la Russie dans sa complexité, avec ses contradictions, ses chutes et ses envolées.

En quinze ans d’existence, nous n’avons pas reçu un kopeck de la part d’une quelconque autorité publique, ni en France, ni en Russie. Nous ne sommes ni soutenus ni financés par le Kremlin ou l’Élysée. Aucun organisme étatique n’a jamais participé à l’histoire du Courrier de Russie, que nous continuons d’écrire nous-mêmes. Le Courrier de Russie est né en 2002 de la volonté de trois Français installés à Moscou. Deux d’entre eux en restent les actionnaires : Emmanuel Quidet et Jean-Luc Pipon. C’est grâce à leurs efforts et à la publicité que nous nous sommes maintenus à flot durant toutes ces années.

Le courrier de russie change

Le 29 septembre, nous sortons pourtant notre dernier numéro. Dans sa forme actuelle de journal papier distribué gratuitement, Le Courrier de Russie va mourir. Mais c’est pour mieux renaître, sur Internet, sous la forme d’un nouveau site, proposant encore plus d’information de qualité, de reportages, d’enquêtes, des angles de vue originaux, un regard sur l’actualité acéré et profond.

Avec nos histoires de vie très diverses, nous, journalistes du Courrier de Russie, sommes unis par un intérêt sincère pour ce pays, où certains d’entre nous ont grandi, et avec lequel d’autres ont lié leur vie à jamais.

Nul n’est à l’abri d’une erreur, d’une réponse un peu hâtive à une question un peu plus complexe qu’il n’y paraît. Nous ne pouvons pas vous promettre de ne jamais nous tromper. Mais nous nous engageons à ne jamais vous mentir, à faire notre travail honnêtement et consciencieusement, chacun en accord avec ses valeurs. Et nous estimons que notre travail a un prix.

Si vous le pensez vous aussi, nous serons ravis de vous offrir le meilleur de ce que nous savons faire, sur notre nouveau site. Le Courrier de Russie deviendra payant le 6 novembre (pas de panique !) mais restera accessible au plus grand nombre, à tous ceux qui veulent accéder à une source d’information sérieuse, objective et indépendante.