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Petro Porochenko tombe dans l’euro-optimisme

Dans son discours à l’occasion du premier anniversaire de la signature de l’Accord d’association avec l’UE, samedi 27 juin, le président ukrainien Petro Porochenko a parlé des succès atteints par l’Ukraine au cours de l’année écoulée et de l’avenir radieux du pays. Un optimisme que ne partage pas Guevorg Mirzaïn, journaliste pour la revue économique russe Expert.ru.

Le moment le plus important de tout le discours a sans aucun doute été celui où Porochenko a évoqué la perspective d’une intégration rapide de l’Ukraine dans l’UE : « J’ai foi dans le fait que l’Ukraine, grâce à notre travail dévoué et aux changements qui s’opèrent au sein du gouvernement, aura la possibilité de devenir un pays-candidat à l’entrée dans l’UE dans les prochaines années », a déclaré le président ukrainien. Ce n’est pas la première fois que Kiev laisse entendre que l’Accord d’association ainsi que la participation de l’Ukraine au projet de Partenariat oriental sont de petits pas sur la voie d’une l’entrée dans l’Union européenne.

Coté UE, on a bien évidemment un autre point de vue concernant les perspectives que l’Accord d’association offre aux partenaires. Une association avec l’UE, ce n’est pas un premier pas vers l’intégration, mais précisément un substitut à celle-ci. Il y a dans la région une série de pays qui ne peuvent tout simplement pas prétendre au rôle de pays-membres de l’UE pour des raisons économiques, politiques, sociales, ou encore religieuses. Dans le même temps, Bruxelles a besoin de les maintenir dans son orbite, afin qu’ils ne tombent pas dans celle de quelqu’un d’autre (Iran, […]

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Julia Breen

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Un Internet souverain de combat

À l’heure où les parlementaires débattent d’une série de lois permettant de créer un « Internet souverain » en Russie, l’armée passe de la parole aux actes. Elle s’est lancée dans la création d’un réseau informatique baptisé « MTSS » (pour Réseau de communication multiservices), qui doit être en partie opérationnel à la fin de l’année 2019, et totalement d’ici deux ans. Les Izvestia se penchent sur le sujet.Le MTSS ne sera pas relié à la Toile mondiale, il possédera son propre moteur de recherche, ses serveurs gérés par le ministère de la Défense, et son système de stockage cloud. Il fonctionnera grâce à un câble de fibre optique installé dans le fond de l’océan Arctique, et permettra d’échanger très rapidement des mégadonnées (Big data). Selon les représentants de l’armée russe, il s’agit avant tout de garantir la sécurité informatique du pays.Entre-soiLe World Wide Web est issu de la recherche militaire, avec le lancement en 1966 par l’agence DARFA – créée par le ministère américain de la Défense – du réseau ARPANET, rappelle l’expert en sécurité informatique Urvan Parfentiev, du Centre russe pour la sécurité d’Internet. Au début des années 1980, le réseau évolue vers une utilisation civile et passe au protocole de communication TCP/IP, base de l’Internet actuel. « Au départ, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

19 mars 2019
Opinions

Maïdan, cinq ans après…

Cinq ans ont passé depuis que le mouvement de l’Euromaïdan, à Kiev, a abouti, après plusieurs mois de contestation populaire, à la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Selon le politologue Gueorgui Tchijov, auteur d’une tribune publiée par le quotidien Vedomosti, les événements de 2013-2014 ont plus transformé la société ukrainienne que le pouvoir.Il y a cinq ans, le 21 février 2014, Viktor Ianoukovitch quittait Kiev. Il fuyait, littéralement, abandonnant dans son palais de Mejgorié une grande partie de ses trésors déjà emballés. À ce moment-là, pourtant, personne ne mettait officiellement en cause son autorité, et ses hommes contrôlaient encore la police et l’armée… Mais le pouvoir avait tiré sur la foule, le sang des Ukrainiens avait coulé. Décision froide, malentendu, excès de zèle ? Cela n’avait déjà plus d’importance. Ianoukovitch le savait : il n’y aurait aucun pardon possible, aucun retour en arrière. Une page douloureuse de l’histoire ukrainienne se tournait avec fracas.Une question d’honneurÀ propos des événements de 2013-2014, les Ukrainiens parlent de « révolution de la Dignité ». Bien que la formule ait tout d’un cliché idéologique, elle permet en réalité de comprendre le sens des événements. Le premier Maïdan, la « révolution orange » de 2004, était déjà une révolution de la Dignité. En effet, quel qu’ait pu être le discours des élites à l’époque, les Ukrainiens ordinaires étaient descendus dans la rue pour défendre leur honneur contre un État qui avait, ouvertement, cyniquement et avec le plus grand des mépris, triché aux élections.D’une certaine manière, la contestation de l’hiver 2013 a une cause similaire. Le refus de Ianoukovitch de signer un accord d’association avec l’Union européenne (UE), les violences policières contre les manifestants, majoritairement jeunes, n’ont été que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.Et les Ukrainiens sont parvenus à se défendre. C’est d’ailleurs la seule conséquence absolument positive de cette révolution. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

28 février 2019
Économie

L’adresse aux pauvres

Augmentation des allocations aux enfants handicapés, aide au remboursement de crédits immobiliers, réindexation des retraites inférieures au minimum vital… Lors de son traditionnel discours annuel devant le Parlement, retransmis en direct par cinq chaînes nationales, le 20 février, Vladimir Poutine a promis à ses compatriotes une série de mesures budgétaires destinées à aider les plus fragiles.Invité à commenter le discours du président à l’Assemblée fédérale sur le plateau de la chaîne Rossia 24, le ministre des Finances, Anton Silouanov, a évalué ces mesures de soutien aux plus démunis entre 100 et 120 milliards de roubles par an (entre 1,3 et 1,6 milliard d’euros).Ces fonds seront dégagés grâce à une « meilleure exécution budgétaire », a précisé M. Silouanov. « Nous avons déjà mis en branle toutes les ressources du Fisc et des Douanes, afin de rendre la gestion de l’argent public encore plus efficace. Nous nous assurerons des recettes supplémentaires en étendant la couverture du tissu économique par le contrôle fiscal, c’est-à-dire en réduisant la part des échanges qui échappent encore à l’impôt, donc en luttant contre la fraude », a-t-il expliqué.Les mesures d’aide aux familles nombreuses, aux propriétaires endettés et aux retraités ne permettront pas d’enrayer la baisse du pouvoir d’achat des Russes, en chute constante depuis cinq ans.« En outre, toutes les économies réalisées au cours du présent exercice budgétaire, d’ordinaire reportées sur l’exercice suivant, serviront, cette année, à mettre en œuvre les mesures annoncées par le président », […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 février 2019

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