Ukraine : Au revoir Lénine ! Bonjour Bandera !

Le président ukrainien Petro Porochenko a abrogé, lundi 13 octobre, la « Journée des défenseurs de la Patrie », célébrée le 23 février en Russie et dans plusieurs pays de l’ex-URSS. À la place, l’Ukraine célébrera la « Fête des défenseurs de l’Ukraine », le 14 octobre. Une date qui coïncide étrangement avec l’anniversaire de la création de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) de Stepan Bandera. Si la coïncidence peut paraître anodine à certains, elle n’est reste pas moins hautement symbolique : l’UPA a en effet commis, au cours de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux massacres de civils russes, ukrainiens et polonais, dont la tuerie de quelque 80 000 hommes, femmes et enfants polonais en Volhynie, en 1943. Janina Kalinowska, survivante de ce massacre, s’est confiée en mars 2014 au journal polonais Onet. Témoignage.

… Janina ne connaît pas son âge réel, et espère que ses nom et prénom sont bien les siens. Elle ne se souvient pas non plus de ses parents. « Tout est très flou. Je me revois allongée sur un lit avec mon père et ma mère. Puis, le cadavre de ma mère me tombe dessus. Je m’extirpe. J’ouvre les yeux : tout brûle tout autour. Je ne sais plus où je suis », raconte la vieille femme. Le reste de l’histoire, elle l’a appris en lisant des témoignages et des documents historiques.

La jeune Janina a ensuite trouvé refuge chez son voisin, un « gentil » Ukrainien dont elle n’a jamais connu le nom. « Il ne m’a pas attrapée et jetée au feu, comme le faisaient d’autres Ukrainiens avec des enfants polonais – il m’a sauvée. Puis, il a parlé de moi à quelqu’un dans la ville ukrainienne de Volodymyr-Volynskyï. Au bout de quelques jours, un homme est venu et m’a emmenée chez des membres de ma famille qui avaient survécu. Ce n’est que plusieurs années plus tard que j’ai appris que mon sauveur était un ami de mon père.  […]

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Thomas Gras

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017