« C’est un jour historique pour mon pays, le plus important depuis l’indépendance », a salué le président ukrainien en arrivant vendredi 27 juin à Bruxelles pour signer l’accord d’association avec les dirigeants de l’Union européenne. Petro Porochenko s’est également félicité de la « solidarité » dont a fait preuve l’Union européenne en pleine crise ukrainienne.

Il s’agit du second volet de l’accord d’association, qui vise à supprimer l’essentiel des barrières douanières entre l’Ukraine et les pays de l’UE. Le premier volet, d’ordre politique, avait été signé en mars par le Premier ministre, Arseni Iatseniouk.

Petro Porochenko a déclaré vouloir utiliser cette « opportunité pour moderniser le pays ».

L’accord a également été signé par le Premier ministre de la Géorgie, Irakli Garibachvili, et c’est désormais au tour de la Moldavie de ratifier l’accord en la personne du Premier ministre Iurie Leanca.

La veille de la signature, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait fait savoir que « La Russie est prête à entreprendre des consultations avec l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie dans le cadre de l’association imminente de ces pays avec l’UE, mais en cas de conséquences négatives sur son économie, des mesures de protection seront prises ».

Il avait également souligné que dans le cadre de l’accord sur la zone de libre-échange au sein de la CEI, la Russie coopérait avec la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie – et que bien que ces pays ne fassent pas partie de la communauté, ils continueront à participer à plusieurs accords économiques et commerciaux.

La signature du document était initialement prévue pour novembre 2013, avant que Viktor Ianoukovitch déclare vouloir revoir certains points de l’accord, provoquant ainsi la colère d’une partie de ses compatriotes. Ce retournement de situation avait provoqué le mouvement de contestation qui a conduit à la chute du président, suivie du rattachement de la Crimée à la Russie, et de l’insurrection dans l’Est de l’Ukraine.