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Deux femmes pleurent dans leur maison détruite par un bombardement à Slaviansk, le 20 mai dernier

Slaviansk : « Ce qui se passe chez nous en ce moment, c’est un génocide »

Le Courrier de Russie a pu joindre par téléphone un habitant de Slaviansk – Andreï Khartchenko, un garagiste de 51 ans qui vit à Slaviansk depuis sa naissance et élève cinq enfants. Témoignage bouleversant depuis une ville assiégée par l’armée ukrainienne.

Deux femmes pleurent dans leur maison détruite par un bombardement à Slaviansk, le 20 mai dernier. Crédits: Mikhaïl Potchouev, ITAR-TASS
Deux femmes pleurent dans leur maison détruite par un bombardement à Slaviansk, le 20 mai dernier. Crédits: Mikhaïl Potchouev, ITAR-TASS

Le Courrier de Russie : Quelle est la situation à Slaviansk en ce moment ?

Andreï Khartchenko : Dimanche dernier, nous avons encore été bombardés, 20 personnes ont péri. Hier, ils ont visé les hôpitaux. Il n’y a plus de cercueils dans la ville. La morgue ne fonctionne plus parce qu’il n’y a pas d’électricité. Nous enterrons les gens dans des fosses communes. Ce qui se passe chez nous en ce moment, c’est un génocide – je n’ai pas d’autres mots.

LCDR : Qui sont ces gens qui ont péri ?

A.K. : Ce sont tous des civils. Les insurgés meurent moins, ils peuvent toujours se réfugier dans les tranchées, mais les civils n’ont nulle part où se cacher. Ils ont déjà bombardé toutes nos usines, et maintenant ils tirent sur les stations-service et les supermarchés. Et même sur les hôpitaux ! On dirait qu’ils visent exprès les lieux peuplés, comme s’ils voulaient nous exterminer tous. Il y a quelques jours, les gens sont allés chercher de l’eau à un puits, une foule nombreuse s’est accumulée, mais la pompe s’est cassée, et les gens se sont dispersés. Eh bien, quelques minutes plus tard, une bombe a atterri précisément là-bas. Sans cette pompe cassée, ils auraient tous péri ! Récemment, encore, nous avons enterré une infirmière : elle a été tuée par un obus en rentrant chez elle. Un père a perdu sa petite fille lors d’un bombardement. Il y a une famille que je connais qui a une petite maison à proximité de Slaviansk, ils y sont allés et ils se sont retrouvés sous les bombes. Ils ont passé la nuit dans la cave et lorsqu’ils sont sortis le matin, il n’y avait plus rien autour. Leur maison a été entièrement détruite, il ne restait que des ruines.

LCDR : Qui sont les gens qui tirent sur Slaviansk ?

A.K. : C’est l’armée ukrainienne, notre ville est située dans une cuvette, ils nous pilonnent de long en large. Moi, je m’occupe de livrer l’aide humanitaire qui nous arrive de partout, je la livre aux insurgés qui stationnent aux abords de la ville, mais aussi aux soldats ukrainiens, je leur donne du saucisson car ils n’ont pas grand-chose à manger. J’ai un fils de leur âge, j’ai beaucoup de pitié pour eux, ce sont des conscrits, de jeunes gars qui viennent de toutes les régions d’Ukraine. Ils ne voulaient pas spécialement venir nous tuer, mais on les oblige à le faire, sinon, on leur tire dessus. On n’en parle pas à la télévision, mais eux aussi meurent en grand nombre – leurs chefs les laissent ici, parfois, ils ne sont même pas enterrés.

Nous faisons la même chose que les gens sur la place Maïdan

LCDR : Qui sont les insurgés ?

A.K. : Ce sont des gens d’ici. Tous les hommes de Slaviansk, sauf les plus jeunes qui ne s’intéressent qu’aux filles et à la bière, qui ne comprennent rien à la vie. J’ai discuté avec beaucoup d’insurgés, ils viennent principalement de notre région, de Gorlovka, de Makeevka, de Kramatorsk. Ils disent souvent : « Il faut que j’aille voir les miens », « J’ai ma femme et mes gosses qui sont restés dans tel ou tel endroit, il faut que je trouve le moyen de les faire partir ». Il y en a aussi qui viennent de Russie, mais souvent, ce sont en réalité des gens originaires de la région ou qui ont de la famille ici. En revanche, il n’y a pas de mercenaires parmi les insurgés : ce n’est pas vrai ce qu’on raconte. Moi, par exemple, je les aide, mais personne ne me paie. Et c’est pareil pour tous les gens que je connais. Ces hommes, ce n’est pas pour l’argent qu’ils se battent.

LCDR : Pourquoi alors ?

A.K. : Vous savez, si on m’avait dit un jour que ma ville allait se soulever comme ça, je n’y aurais jamais cru. Nous avons toujours été très passifs, je me souviens, une fois, nous avions eu un conflit avec le directeur d’un marché – seulement six personnes sont venues pour exiger sa démission. Mais là, tout le monde s’est levé, je n’en reviens pas moi même, je ne m’y attendais absolument pas. En fait, nous faisons la même chose que les gens sur la place Maïdan, nous luttons pour la même chose : nous sommes contre le vol, les oligarques, la corruption, nous voulons avoir de l’influence sur le pouvoir, nous voulons être entendus ! Mais les gens qui sont descendus sur Maïdan ont été dupés, ils ont protesté contre les oligarques, et maintenant, ce sont les oligarques qui règnent sur tout le monde. Certes, Ianoukovitch était un escroc, mais comparé à Porochenko, c’était un petit voleur. Oui, il pillait le pays – mais il ne l’a pas apporté sur un plateau aux Américains, comme est en train de le faire Porochenko.

Je ne veux pas partir travailler en Espagne

LCDR : Que voulez-vous dire par là ?

A.K. : Il y a une compagnie américaine qui veut extraire du gaz de schiste dans la région, mais nous, nous sommes contre, nous ne voulons pas que nos terres soient abîmées, que nos eaux soient souillées, que les Américains nous prennent nos gisements. Nous ne voulons pas non plus que l’Ukraine signe un accord d’association avec l’Union européenne, nous ne voulons pas refaire tous nos chemins de fer selon leurs normes, fermer nos usines parce qu’elles ne seront pas conformes à leurs standards. S’ils signent, il n’y aura plus de travail en Ukraine, mais moi, je suis ukrainien, je veux que l’Ukraine soit florissante, qu’elle se développe, mais je veux vivre et travailler ici, sur cette terre, je ne veux pas partir travailler en Espagne, par exemple, comme le font beaucoup de mes compatriotes. Les Européens n’ont pas besoin de nous, c’est ridicule de croire le contraire. Je veux que l’Ukraine décide elle-même de son sort. Et nous, avec nos armes, nous sommes le dernier rempart, nous sommes comme un os dans la gorge de tous ces gens qui veulent que l’Ukraine cesse d’exister, qu’elle devienne une colonie américaine. Ils veulent nous anéantir pour, ensuite, faire ici tout ce qui leur chantera.

LCDR : Qui pourrait améliorer les choses en Ukraine, selon vous ?

A.K. : Avant l’élection, j’ai étudié les programmes de tous les candidats, et à mon avis, il n’y en a qu’un qui peut vraiment redresser le pays, c’est Olga Bogomolets. Elle était aussi sur la place Maïdan, elle est médecin, elle vient d’une famille de médecins très connue, c’est quelqu’un de profondément honnête, et je crois beaucoup en elle. Elle n’a recueilli que 5 % à la présidentielle, mais vu qu’elle ne croule pas sous le fric et qu’elle n’a pas pu se payer tous les espaces publicitaires, comme certains, c’est déjà un très bon résultat.

LCDR : On dit que Slaviansk est déserte en ce moment, que les gens partent en masse. Est-ce vrai ?

A.K. : Ils partent, mais pas vraiment en masse. J’ai discuté récemment avec le directeur de notre usine de pain, il m’a dit que ses ventes ont baissé de 20 % – on peut en conclure que 20 % des gens sont partis. Le problème, c’est que beaucoup n’ont nulle part où aller, ils n’ont pas de famille prête à les accueillir, pas d’argent pour louer un appartement dans une ville qui ne soit pas bombardée tous les jours comme la nôtre. Je connais une famille qui a loué un appartement à Sviatogorsk, ce n’est pas loin d’ici, mais leurs économies s’épuisent, et ils vont devoir revenir. Et là, un autre problème surgit : on peut encore quitter Slaviansk, mais c’est extrêmement difficile d’y revenir, les militaires ukrainiens ne laissent entrer personne.

Pour Kiev, nous sommes des condamnés

LCDR : Que pense-t-on de la Russie, à Slaviansk ? Les gens espèrent-ils une intervention ?

A.K. : La Russie n’interviendra pas, c’est certain. La vérité, c’est que personne ne veut de nous, pour que la Russie intervienne, il faudrait qu’ils nous exterminent tous ici, qu’ils laissent à la place de Slaviansk une terre brûlée, mais alors, l’intervention n’aura plus aucun sens. C’est surtout par les Ukrainiens que je voudrais que nous soyons entendus. Je sais que même à Poltava, une ville pourtant pas loin d’ici, les gens ne savent rien sur notre situation. À la télévision, ils racontent que nous sommes tous des terroristes : c’est-à-dire que les sept millions d’habitants de la région sont des terroristes ?! Nous avons des idées différentes sur l’Ukraine, sur son avenir, mais nous n’allons pas les imposer à l’Ouest du pays par les armes, que je sache. Alors pourquoi viennent-ils, eux ? Pourquoi est-ce qu’ils nous assassinent ? Parce que nous ne pensons pas comme eux ? Mais c’est quoi, ce gouvernement fasciste ?! J’appelle souvent mon fils qui vit à Poltava, je lui dis : « Alors qu’est-ce que tu crois ? Tu ne penses quand même pas que ton père est un terroriste, hein ? » Je veux que les gens de là-bas m’entendent, que les Ukrainiens de l’Ouest m’entendent ! Je suis né à Slaviansk, j’ai étudié à Kharkov, et dans mon groupe, tous les étudiants venaient d’Ukraine de l’Ouest justement – et je peux dire que ce sont des gens formidables ! Pourquoi nous fait-on nous entretuer ? Qui fait ça ? Mais c’est notre gouvernement qui fait ça !

LCDR : On raconte aussi que Moscou contrôle les insurgés. Qu’en dites-vous ?

A.K. : Je ne le pense pas. Nous n’avons pas de commandement unique, il y a des groupes dispersés, pas toujours très bien organisés, chacun agit selon sa propre initiative… Si les ordres venaient de Moscou, l’organisation serait meilleure, croyez-moi ! Les gens agiraient avec bien plus de coordination. Mais je vous le dis – nous en sommes loin.

LCDR : Comment la situation va évoluer, d’après vous ?

A.K. : Pour Kiev, nous sommes des condamnés. Quand nous nous adressons à Kiev, on nous répond clairement « Slaviansk, connais pas ». Nous n’existons pas pour eux. Ils ne nous laisseront pas en vie, ils vont tous nous exterminer, nous en sommes à peu près certains. Mais nous continuerons de nous battre. Pourquoi devrais-je quitter ma terre, cette terre où je suis né ? Nous nous battrons comme à Stalingrad, pour chaque rue et pour chaque maison. Dans tous les cas, nous n’avons plus rien à perdre. Ils disent qu’ils épargneront peut-être ceux qui n’ont pas pris les armes, mais chez nous, ici, tous les hommes ont pris les armes, alors…

Inna Doulkina

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  1. Ne vous y trompez pas, cette article est une blague. Cette histoire de « colonie américaine », de « on se battra jusqu’au dernier » est comique si ce n’était pas tragique… Cet écran de fumée ne trompe personne. Qui a donc intérêt à détruire l’Est de l’Ukraine, en réponse aux aspirations démocratiques des Ukrainiens qui n’ont pas voulu de cette union douanière des dictatures, si ce n’est Poutine?

    http://slon.ru/fast/world/ukrainskie-siloviki-zayavili-o-zakhvate-rossiyskogo-btr-1116164.xhtml

    Les preuves sont de plus en plus nombreuses, sans compter les nombreux mercenaires russes. C’est article est soit un fake, soit les pensées réelles d’un homme un peu simplet (qui croit facilement toutes les conneries qu’on peut lui raconter à la télé russe)…

    Exciter les gens en faisant croire, par ce genre d’article, qu’un dialogue est devenu impossible parce que « Kiev=fasciste » est un comportement intolérable.

    A noter que je ne dis pas « les gentils militaires ukrainiens » contre les méchants « prorusses » : une opération militaire est TOUJOURS faite de bavures et de tragédies. Mais s’il vous plaît, tenez-vous en AUX FAITS !

    1. Bonjour Vassiliï, l’article en question n’est pas un fake, comme vous le prétendez dans votre commentaire, j’ai appelé Andreï Khartchenko moi-même à son numéro fixe à Slaviansk, nous avons discuté pendant une heure au téléphone, c’est un habitant local, un civil, un originaire de la ville, je n’ai fait que retranscrire fidèlement ce qu’il m’a dit parce que nous croyons, au Courrier de Russie, que nos lecteurs ont le droit de savoir ce que les gens qui vivent à l’Est de l’Ukraine pensent de la situation où ils se trouvent. Après, si vous pensez mieux la connaître, si vous avez des informations fiables sur ce qui se passe dans cette région, je vous invite à aller sur place et à expliquer à ces gens qui subissent des bombardements quotidiens et qui perdent leurs proches tous les jours qu’ils se trompent sur leur analyse de la situation géopolitique dans le monde et qu’ils devraient moins regarder la télévision russe. De notre part, nous avons un certain nombre de contacts de gens qui sont sur place, à Slaviansk, et nous allons continuer de les appeler et de faire entendre leur voix, puisque à mon grand regret, nous devons être le seul média francophone (bravo la France, pays des droits de l’homme!) qui s’intéresse tant soit peu à leur sort et à leurs idées quelque erronnées qu’elles puissent vous paraître. Ne vous en deplaise. Cordialement, Inna Doulkina, rédactrice en chef du Courrier de Russie

    2. Bonjour a tous,
      Irina Dulkina a tout a fait raison, regarder ou en est l’Europe, que fait l’Europe pour l’Ukraine, cette Femme de Slaviansk dit ce qu’elle pense, alors on écoute,
      et on respecte son opinion.
      bien sur pour moi cela est facile, je ne prend pas des bombes sur la tête.
      Irina je trouve vos articles très bien fait .

    3. Les faits c’est qu’il y a un génocide en cours doublé d’un nettoyage ethnique.
      Les faits c’est que le gouvernement aujourd’hui à Kiev est en majorité des fascistes.
      Vous êtes payés combien Vasiliy pour faire votre sale boulot de négationniste ?

  2. Merci Inna, pour votre travail honnête, à la différence de celui des médias occidentaux qui ont renoncé à faire leur travail, et ont désormais pour unique vocation de servir des intérêts financiers. Signé : un français dissident.

  3. Hélas, les médias français sont complices de la tragédie qui se déroule en Ukraine de l’Est et passe sous silence les exactions commises, pire encore, ils falsifient la réalité pour désigner la Russie coupable s’alignant ainsi sur la géopolitique américaine du chaos et de la prédation.
    C’est un génocide avec la complicité et le soutien de l’Occident. Vasiliy parle comme un somnambule dont on a lavé le cerveau.

  4. Le FAKE c’est les USA pays pourri jusqu’à la moelle ainsi que toute la clique d’eurocrates à la solde des psychopathes de Washington. Les Français sont plus renseignés Mr VASSILY que ce que vous pouvez le penser, et ce n’est pas parce que un abruti de président HOLLANDE entouré d’une bande de sionistes qui ont souvent la double nationalité, et des MERDIAS Français spécialiste de la lobotomie médiatique à la JOSEPH GOEBBELS, que nous avalons toutes leurs couleuvres.

  5. Les preuves sont de plus en plus nombreuses, sans compter les nombreux mercenaires américains. Ce commentaire à l’ article est soit un fake, soit l’ oeuvre d’un troll atlantiste, soit les pensées réelles d’un homme un peu simplet (qui croit facilement toutes les conneries qu’on peut lui raconter à la télé française)…
    J ai pas trop forçé sur la rédaction…Je vous dois quelque chose pour le plagiat, Vassily?

  6. Ou sont nos medias francais , ce clochard de ministre des affaires etrangeres francais , le BHL le philosophe milliardaire ce tocard tordu jusqu’ a la moelle, un president de la republique inexistant un vrai clochard ,des informations nulles ,pour prendre les francais pour des cons …est ce que ces comportements honteux vont encore durer longtemps, des responsables francais et des europeens muets ,des journalistes sans voix de peur de perdre son boulot …je n’ ai rien vu et je n’ ai rien entendu !!!! Toujours accuser la Russie de tout les maux , vous devez payer tout ces bandes de charlots a la botte de la finance et des americains qui cherchent a destabiliser la Russie .Merci Irina pour votre article qui reflete exactement la situation d’ un genocide aux yeux et a la barde d’ un gouvernement d’ Ukraine qui ferme les yeux et une Europe sans voix et reaction comme des predateurs voila le monde moderne .Une petite parenthese j’ ai 2 amis qui sont a Slaviansk qui me commentent la meme situation que votre article .La honte a la France et a l’ Europe .

  7. Comme en Syrie/Lybie/Irak avec les gentils barbus droitdelhommistes , seuls de beaux massacres filmés seront aptes à casser l’omerta les putes médiatiques (les vrais journalistes sont chômeurs)

    Détruire les nations, la dernière entraide, par n’importe quelle barbarie si elles ne se soumettent pas, telle est la stratégie des Seigneurs Capitalistes du GlobalState. Chez nous, au Benêtland, c’est déjà fait, et d’ailleurs personne ne se battrait pour son (ex) pays …

    « Aux pauvres ne reste que la Nation » Jaurès

  8. Je ne pense pas que le « Courrier de Russie  » soit le seul média francophone à s’intéresser aux Ukrainiens de l’Est, mais c’est effectivement le seul média francophone indépendant à reprendre à la virgule près l’antienne du MID et du Kremlin. C’est un choix, peut-être en réaction à l’incurie réelle des grands médias français. Mais que voulez-vous, l’Ukraine est à 3 000 kilomètres de nos frontières et ça restera toujours pour nous un pays lointain et inconnu, à l’exception de la poignée de nos compatriotes qui s’intéressent au monde russe et s’y rendent de temps à autres.
    Je compatis avec le monsieur interviewé et tous ses concitoyens, mais encore une fois, ça me surprend que des civils sachent utiliser des missiles sol-airs.Et je ne crois pas une seconde à la thèse des gentils Russes et des méchants Ukrainiens, j’imagine que la situation est un tantinet plus compliquée que semblent le penser la plupart des contributeurs du forum, chez qui l’invective tient lieu d’argumentation. C’est dommage!

  9. Triste de voir qu’après tous les complots, false flag des américains et européens certains européens et américains (mais beaucoup moins de ce côté !) sont toujours endoctriné par nos médias censuré !

    Intéressez-vous un peu au passé et vous comprendrez que tout ce qu’il se passe actuellement était prévisible, les Américains et les Européens veulent dominer le monde pour divers raison mais surtout économique, je suis Belge et sincèrement, je dis RESPECT a Monsieur Poutine pour sa sagesse, on l’accuse de tout mais sincèrement il est grand temps ‘ouvrir les yeux sur ce qu’il se passe et désolé pour certains mais si vous suiviez un temps soit peu l’actualité, ‘il y a bien une personne qui n’est pas favorisé par l’avion lâchement descendu c’est bien à la Russie et à l’est de l’Ukraine ceci dit, des questions pertinentes faite par la Russie demeure toujours sans réponse ! Ne venez pas pleurer dans quelques mois ami pro-américains et pro-européens quand ce seront vos enfants qui tomberont sous les tirs ou bombe ce ne sera jamais que le retour à sa juste valeur de ce que vous cautionnez depuis de nombreuses années !

    Christophe
    De Belgique

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