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Conférence de presse de Viktor Ianoukovitch en direct

Conférence de presse de Viktor Ianoukovitch en direct

En fuite depuis le 22 février, l’ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch tient sa première conférence de presse à Rostov-sur-le-Don, vendredi 28 février. Suivez la en direct avec Le Courrier de Russie

18h25 : Conclusion « Je voudrais m’adresser à tous ceux qui croient représenter le pouvoir légitime de l’Ukraine. Arrêtez ! Votre fin est proche. Jamais le peuple ukrainien ne voudra vivre dans le même pays que vous. Partez ! Ne portez plus malheur au peuple ukrainien.

Je veux aussi demander pardon à tous ceux qui souffrent et continuent de souffrir. Tant que je serai vivant je ferai tout pour rester jusqu’à la fin avec le peuple ukrainien. Je ne m’allierai jamais avec ces salopards qui sont désormais au pouvoir et avec ces nationalistes de Bandera. Si j’étais en Ukraine maintenant, je me serais incliné devant tous les Ukrainiens indépendamment du camp qu’ils ont choisi. Je suis d’ailleurs certain que pour le pouvoir actuel, il n’y a pas de peuple ukrainien. Ce sont pour eux des résidus de bois. Mais la vérité triomphera toujours. »

18h15 : « Je n’ai jamais eu de comptes à l’étranger. Je déclare tous mes revenus. »

18h10 :  « J’ai vécu 52 ans dans l’Est ukrainien. Je connais leur mentalité. Tant que les gens travaillent dans des usines ou dans des mines, tant qu’ils touchent leur salaire, ils ne descendent pas dans la rue. Mais le jour où les gens ne recevront plus leur salaire, dans ce cas, l’Ukraine de l’Est se soulèvera et je ne souhaite à personne de se trouver sur son chemin. »

18h05 : Sur la suspension de l’accord avec l’UE « Quand nous avons pesé le poids des conséquences d’un accord de libre échange avec l’UE, nous avons pris la décision de stopper le processus. Nous avons compris que notre économie était alors en perte de vitesse. Nous comprenions que dans le secteur de l’agriculture, dans lequel 15 millions d’Ukrainiens travaillent et pour lequel l’Europe investit beaucoup, nous ne serions pas concurrentiels : l’agriculteur ukrainien aurait beaucoup perdu. Nous avons pris conscience que nous avions aussi beaucoup à perdre : dans les secteurs de l’énergie, militaire et industriel, etc. La Russie, de son côté, aurait pris des mesures pour protéger son marché. Il fallait donc stopper les négociations pour prendre le temps de trouver une solution qui convienne à tous. Nous n’avons malheureusement pas trouvé de compromis et l’Europe n’a pas répondu positivement à nos demandes de compensations financières. »

18h00 : « Le scénario des événements qui se passent dans le pays n’a pas été écrit en Ukraine. »

17h56 : « Je n’ai jamais donné l’ordre à la police de tirer sur la foule. Elle a toujours été désarmée jusqu’à ce qu’on lui tire dessus. »

17h55 : « Je pense que la Russie doit agir. Je suis d’ailleurs étonné que Poutine reste silencieux, qu’il n’ait toujours pas agi. »

17h52 : Comment prouver que vous êtes le président légitime ? « Je ne reconnais pas les récentes lois adoptées sous la menace de la violence : cela implique qu’elles n’aient pas vraiment été votées. Cela prouve même que je suis le président légitime. Tant que le président n’a pas donné sa demission, et qu’il est en vie, d’après la constitution il est toujours président. Je n’ai pas été destitué, et je ne le reconnaîtrai jamais. »

17h47 : Sur la libération de Timochenko « J’ai rencontré les Berkout et je me suis excusé. Ces gens ont été brûlés par les manifestants, alors qu’ils n’étaient pas armés. On leur a tissé dessus. Je me suis excusé, et je m’excuse une nouvelle fois à ces gens qui ont trop souffert.

Sur la question de la libération de Timochenko : je ne suis pas maître de son destin. Je ne sais pas si elle se présentera ou non à l’élection présidentielle. Je pense que c’est au peuple ukrainien de décider. Ses démêlés avec la justice ne concernent que les juges. Ses conditions de détention étaient exceptionnelles, bien meilleure qu’à l’accoutumée. Je ne sais pas comment elle s’est retrouvée en liberté, mais je ne lui ai jamais voulu de mal, jamais. Cependant, le contrat qu’elle a signé avec la Russie a causé un dommage de vingt milliards de dollars. L’occident et Vladimir Poutine ont exposé leur avis sur la question, qui est contraire à mon opinion. Le tribunal ukrainien a tranché. »

17h40 : Pourquoi l’Ukraine est au bord de la faillite économique ? Allez-vous participer à la prochaine élection, le 25 mai prochain ? « Nous sommes au bord de la faillite car nous avons perdu un partenaire aussi puissant que la Russie. Nous avons payé les salaires et les retraites. Nous voulions même les augmenter. Nous nous préparions à l’élection présidentielle de 2015. Nous aurions tout fait pour convaincre le peuple qu’il y a une réelle perspective de développement en Ukraine, qu’il fait bon vivre dans un pays stable. Il nous croyait, et nous l’aurions fait.

Aujourd’hui, ceux qui nous ont conduits à cette situation sont les gens qui sont au pouvoir maintenant, et ils sont eux-mêmes dirigés par les représentants des pays occidentaux : les représentants de Maïdan sont responsables de cette situation. Je ne participerai pas à la prochaine élection présidentielle anticipiée que je considère comme illégitime. »

17h35 : Mais comment êtes-vous arrivé en Russie ? « Je suis arrivé en Russie grâce à des officiers patriotes. Je n’ai pas rencontré Poutine. Je lui ai parlé par téléphone une fois arrivé en Russie. On s’est mis d’accord sur une possible rencontre lorsque le président russe en aura le temps. »

17h33 : « Les manœuvres militaires en Crimée sont inacceptables, et je demande à la Russie d’arrêter. Je reviendrai en Ukraine quand ma sécurité et celle de ma famille sera assurée.  »

17h30 : Pourquoi Rostov ? J’ai un vieil ami ici qui m’a aidé à trouver refuge. Le pouvoir a été pris à Kiev par un groupuscule obscur qui ne représente pas la population ukrainienne. On en a la preuve en Crimée, où le peuple ne se rendra pas. Je comprends qu’ils créent des groupes d’autodéfénse. C’est normal de vouloir défendre sa maison et sa famille. Je m’adresse maintenant aux habitants de Crimée et leur demande de ne pas s’adonner à la violence ni déclencher une guerre civile. La Crimée doit rester une république autonome d’Ukraine. »

17h25 : Pour quoi avoir fui ? « Je n’ai pas fui l’Ukraine. Pendant mon voyage, on m’a tiré dessus à l’arme automatique. Ma voiture a été attaquée. Je me dirigeais alors vers Kharkiv pour rencontrer les membres du Parti des régions. Quand nous sommes arrivés, dès le matin, le 22 février, mes services de sécurité ont reçu des informations selon lesquelles des groupes de radicaux arrivaient. Je n’ai pas eu peur, jamais. C’était des conditions de sécurité que je devais suivre. J’ai pris ensuite la décision d’aller à Lougansk, en hélicoptère. Les contrôleurs aériens militaires nous ont prévenus que nous devions changer d’itinéraire car ils croyaient que nous allions en Russie et les pilotes ont décidé d’atterrir à Donetsk. C’est à partir de là que j’ai commencé à me déplacer en Ukraine, en voiture. Je suis allé en Crimée, et j’ai de nouveau été menacé. Ma famille m’a appelé et m’a dit que mon petit fils devait également être supprimé. Je ne pouvais pas risquer la vie de ma famille »

17h22 : « J’ai honte. Je veux m’excuser auprès des vétérans, du peuple ukrainien pour ce qui s’est passé en Ukraine. Je n’ai pas eu assez de force pour assurer la stabilité du pays. »

17h20 : « Je pense que le gouvernement provisoire ukrainien n’est pas légitime. Pour sortir de l’impasse où les radicaux nous ont menés, nous devons revenir aux accords de février. »

17h10 : Ianoukovitch : « Chers journalistes, téléspectateurs. J’ai l’intention de continuer la lutte pour le futur de l’Ukraine. Personne ne m’a déchu. J’ai été obligé de quitter l’Ukraine car ma vie était menacée. Ce sont des nationalistes qui ont pris le pouvoir en Ukraine et qui représentent une minorité. Nous devons mener à bien la réforme constitutionnelle, puis organiser une élection présidentielle en décembre 2014 et enfin adopter une nouvelle constitution. Il faut mener une enquête impartiale sur les actes et violences accomplies. Il faut que les gens qui possèdent des armes les rendent aux autorités et que les hommes armés quittent la rue. Nous devons assurer une vie normale aux Ukrainiens. Nous devons prendre en compte toutes les régions d’Ukraine et ses populations. Nous vivons les conséquences de la crise politique, résultat d’une politique irresponsable de l’Occident qui a encouragé Maïdan. Mais nous sommes forts et allons nous en sortir. Je propose aussi de mener un référendum national sur les questions qui concernent la société ukrainienne. »

17h10 : Début de la conférence de presse.

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