Manifestations à Kiev : pourquoi l’Ukraine n’est pas la Russie ?

L'Ukraine est le théâtre d'importantes manifestations depuis le refus présidentiel, jeudi 21 novembre, de signer un accord d’association avec l'Union européenne. Mais alors que les revendications des manifestants se limitaient jusqu’ici à « oui à l'Europe, non à la Russie », le mouvement de contestation a pris, depuis le samedi 30 novembre, la forme d'une véritable révolte populaire visant à renverser le pouvoir – affrontements avec les forces de l'ordre, prise de la mairie, occupation de la place de l'Indépendance, destruction de la statue de Lénine. Des événements qui ne sont pas sans rappeler les manifestations qui ébranlaient la Russie fin 2011. À cette différence près que les Ukrainiens semblent persévérer là où leurs frères russes ont échoué.

Du pouvoir au contre-pouvoir

« Votre combat pour le droit de choisir votre avenir promet d'être ardu, mais nous croyons en votre succès. Il serait pour nous le signe que nous aussi, en Russie, nous pouvons faire respecter nos droits et libertés. Nous sommes avec vous ! » : c'est ainsi que se termine une lettre ouverte au peuple ukrainien signée par une trentaine d'écrivains russes et publiée dimanche 1er décembre dans la presse russe et ukrainienne. Une affirmation de soutien qui soulève cette question : pourquoi est-ce qu'en deux années de mobilisation citoyenne, les Russes ne sont-ils pas parvenus à rassembler une partie de la population aussi importante [120 mille personnes à Moscou le 24 décembre 2011, alors que les Ukrainiens étaient environ 300 mille, à Kiev, dimanche 8 et 16 décembre, selon les organisateurs respectifs, ndlr] ?On croyait dur comme fer, en Occident, à un renversement du pouvoir en Russie fin 2011/début 2012, et la question « Assisterons-nous à un printemps russe ? 

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Thomas Gras

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