fbpx

Attentats, salafisme, État islamique : quelle menace pour la Russie ?

Le 12 novembre, l’organisation terroriste État islamique a menacé, dans une vidéo, d’organiser des attentats en Russie. En réponse, Moscou a intensifié ses frappes en Syrie, alors que de 5 à 7 mille ressortissants de Russie-CEI se battent actuellement dans les rangs des islamistes. Qui sont les Russes de l’EI, et pourquoi partent-ils mener le djihad ? Le Courrier de Russie s’est entretenu avec Rais Souleïmanov, spécialiste de l’islam radical, basé à Kazan, au Tatarstan.

Le Courrier de Russie : 7000… Vladimir Poutine semble hanté par ce chiffre. Quel est le nombre réel de ressortissants russes présents dans les rangs de l’EI ?

Rais Souleïmanov : D’après les dernières données en ma possession, quelque 2 400 citoyens russes seraient actuellement partis faire le djihad en Syrie. Ils sont pour la plupart originaires du Nord Caucase, avec 1700 personnes environ ; puis de la région de la Volga – 200 personnes à peu près. Le reste vient principalement de l’Oural, de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de Sibérie.

Le premier départ de Russes pour combattre aux côtés des rebelles en Syrie a été enregistré en 2012, soit au début de la guerre civile syrienne et avant la proclamation du califat par l’État islamique, le 29 juin 2014. Cette date a ensuite marqué le début d’une vraie progression dans les flux de combattants depuis la Russie vers la Syrie. Si environ 400 personnes étaient parties combattre en 2013, elles étaient déjà 1700 en janvier 2015 !

LCDR : Comment expliquer cette recrudescence ?

R.S. : L’EI est la seule organisation islamiste à être parvenue à rétablir un califat islamique régi par les lois de la charia. Cet État virtuel a par conséquent attiré de nombreux partisans de cette idéologie, tels les combattants nord-caucasiens de l’Émirat du Caucase [organisation terroriste islamiste qui se considère comme un « État » autoproclamé dans le Nord Caucase, […]

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Thomas Gras

Dernières nouvelles de la Russie

Société

Tatarstan : la langue tatare devient facultative

Depuis le 29 novembre, après plusieurs années de débats houleux, l’enseignement de la langue tatare n’est plus obligatoire dans les écoles du Tatarstan. Le Conseil d’État de la république, sous la pression de Moscou, a tranché : il devient facultatif, à raison de deux heures de cours par semaine. Ekaterina Khodjaeva, sociologue et auteur de nombreux ouvrages sur les mouvements socio-ethniques au Tatarstan, revient pour Le Courrier de Russie sur ce bras de fer linguistique. Le Courrier de Russie : La république du Tatarstan est ethniquement composée d’environ 53,2 % de Tatars et de 39,7 % de Russes. A qui et pourquoi l’enseignement obligatoire du tatar à l’école posait-il problème ? Ekaterina Khodjaeva : Le principal problème résidait dans l’enseignement même de cette langue. Suite à sa désignation comme langue d’État dans la république, au début des années 1990, la législation du Tatarstan a, dans la foulée, garanti son enseignement obligatoire au même niveau que le russe, du primaire à la fin du secondaire, en raison de 5 à 6 cours hebdomadaires. Prise dans la précipitation, cette décision ne tenait toutefois pas compte de l’absence de programme, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 novembre 2017
Société

Sous pression, le boulanger homophobe Sterligov revend sa chaîne moscovite

L’entrepreneur super-orthodoxe et ouvertement homophobe German Sterligov a annoncé la fermeture et la revente de ses boulangeries Khleb i sol à Moscou. Pour rappel : leur entrée était « interdite » aux homosexuels. Chronique d’un scandale. C’était son principal argument de vente : un écriteau en bois, disposé derrière les vitrines, proclamant « Entrée interdite aux pédés ». Et c’est aujourd’hui la principale raison de la revente de ses six boulangeries moscovites, à en croire un message plein de haine posté par Sterligov sur son compte Vkontakte le 1er novembre. « Le procureur fait fortement pression sur moi. Il voulait d’abord que j’enlève le mot pédé de ma pancarte car ce serait soi-disant un terme obscène, alors qu’il est totalement décent. Enfin, bref. Nous l’avons remplacé par sodomites, qui sont comme des pédérastes, sauf que c’est un mot biblique. Or, il s’avère que le vrai problème n’est pas le mot employé mais qu’ils veulent qu’on serve tout le monde, c’est-à-dire MÊME LES PÉDÉS, sinon, après des inspections, ils nous feront fermer. (…) En somme, on m’a proposé de choisir entre mon affaire et ma conscience. J’ai choisi ma conscience », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 novembre 2017
Culture

La bande son de la révolution russe

De la Marseillaise à Hatikvah, quelles étaient les chansons populaires parmi les révolutionnaires russes en 1917 ? LCDR Radio en a concocté une petite compil’, inspirée par le portail d’information Arzamas.La MarseillaiseComme leurs confrères français de la fin du XVIIIe siècle, à qui ils vouaient une certaine admiration, les révolutionnaires bolchéviques se rassemblaient derrière la Marseillaise. Enfin, pas tout à fait la même – celle des travailleurs. Adaptée par le philosophe Piotr Lavrov en 1875, la Nouvelle Chanson, comme on avait aussi coutume de l’appeler, célébrait le reniement de l’ancien monde et appelait le peuple ouvrier à se soulever sur la mélodie originale de Claude Joseph Rouget de Lisle. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

27 octobre 2017

Vous êtes actuellement hors ligne