Syrie : le retour de la diplomatie

Syrie : le retour de la diplomatie

Le développement stupéfiant de la situation en Syrie a laissé perplexes les commentateurs du monde entier. La Russie, qui s’était attirée sans retour l’étiquette de principal gêneur dans le règlement du conflit, est intervenue avec une initiative qui a inversé toutes les cartes et permis d’écarter la menace militaire. Les observateurs s’interrogent : comment Moscou est-elle devenue source de propositions constructives et plus seulement de l’éternel « niet » ? Pour répondre à cela, il faut comprendre ce qui motive la position russe sur la Syrie – position qui n’a pas bougé d’un iota depuis le début du conflit.L'été dernier, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré : « De la façon dont sera résolue la crise syrienne dépendra pour beaucoup le modèle de réaction de la communauté internationale aux conflits intérieurs des États dans l’avenir. » C’est cette réflexion – et pas l’état du marché de l’armement, les équipements portuaires russes de Tartous, la nostalgie de la puissance soviétique ou la sympathie pour les leaders-autocrates – qui a déterminé l’attitude de Moscou face au fratricide syrien.Les désordres en Syrie ont commencé au moment précis où le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait la résolution 1973, qui autorisait une intervention extérieure dans la guerre civile en Libye. La Russie avait à l’époque, on s’en souvient, préféré ne pas s’opposer à l’introduction d’une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen pour protéger les populations civiles. Le document, adopté à la hâte et formulé de façon extrêmement vague, absolument pas dans la précise stylistique juridique du Conseil de sécurité de l’ONU, rendait possible, en pratique, une participation étrangère massive à un conflit intérieur et à un changement de régime.

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Traduit par Julia Breen

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