Syrie! Pourquoi l'Occident n'envahit pas la Syrie

Pourquoi l’Occident n’envahit pas la Syrie

Quand les troubles ont commencé en Syrie, en mars 2011, tous pensaient au départ assister à un nouvel épisode du «Printemps arabe». On attendait la chute rapide du régime d'Assad et une démocratisation qui conduirait à l'islamisation. Assad, cependant, a manifesté un entêtement extraordinaire, rendant le développement futur des événements parfaitement imprévisible.Le président syrien s'est assuré du soutien des minorités religieuses (alaouites et chrétiens) ainsi que d'une partie non négligeable des sunnites mesurés, rétifs à l'extrémisme religieux des insurgés. Assad est parvenu à garder le contrôle sur l'armée. La quantité de déserteurs n'a pour l'heure pas dépassé les 20 % des effectifs. On n'a pas enregistré de cas de passage de pans entiers de l'armée dans les rangs de l'opposition, comme ç'avait été le cas en Libye dès après le début de l'insurrection. Le fait témoigne sans équivoque de ce qu'Assad bénéficie du soutien d'une partie significative de la population : car l'armée syrienne, très importante, est formée uniquement par appel. Si elle demeure majoritairement fidèle à Assad, ça signifie que toute la population, de très loin, ne s'oppose pas au régime. On peut en conclure que ce qui a lieu dans le pays n'est pas autre chose qu'une guerre civile, dans laquelle il est impossible de désigner des justes et des coupables.

Conflit intérieur syrien

L'armée syrienne, bien que pour une grande part vétuste, est très importante en quantité. On sait qu'elle a déjà perdu 500 tanks, ce qui ne constitue pas beaucoup plus de 10 % de son parc. Sachant que la majorité des armées de l'OTAN dispose de quantités bien moindres de ces engins de combat – la Grande-Bretagne, par exemple, en a un peu plus de 300.L'armée syrienne peut combattre encore longtemps, et c'est tout aussi vrai pour l'opposition, qui bénéficie d'un soutien extérieur colossal. Pour autant, il ne faudrait pas croire que seuls des mercenaires étrangers luttent contre Assad. Ce sont principalement des Syriens qui combattent son régime. Mais la part d'étrangers (y compris de musulmans-citoyens de l'UE) dans les rangs de l'opposition grandit peu à peu, et on sait que près de 100 % de ces combattants étrangers sont des islamistes radicaux qui luttent, en premier lieu, pour une idée. De fait, on peut considérer que les ressources en hommes de l'opposition sont presque infinies. En matières d'armes, l'opposition n'a pas non plus de problèmes particuliers – elles lui proviennent de Lybie, où les ressources sont quasi inépuisables et parfaitement hors contrôle;

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Traduit par Julia Breen

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