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Donald Trump

Après le départ de Michael Flynn, Trump appelle la Russie à rendre la Crimée à l’Ukraine

« La Crimée a été prise par la Russie au moment où Barack Obama était au pouvoir. N’était-il pas trop conciliant avec la Russie ? », a déclaré Donald Trump dans un tweet, mercredi 15 février.

Donald trump
Donald Trump. Crédits : Shealah Craighead/FB

Une déclaration qui vient confirmer les propos du porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer. La veille, il avait annoncé que le président américain « attend[ait] de la Russie qu’elle contribue à la désescalade du conflit en Ukraine et au retour de la Crimée dans le giron de cette dernière ». « La position de Donald Trump sur cette question est ferme », avait insisté le porte-parole.

Moscou n’a pas tardé à réagir. Le président de la Douma d’État, Viatcheslav Volodine, a qualifié les déclarations de Sean Spicer d’« atteinte à l’intégrité » de la Russie. « La Crimée fait partie de la Russie », a martelé M. Volodine.

« La Crimée est un territoire russe, et nous n’avons pas à rendre à qui que ce soit des territoires qui nous appartiennent », a ajouté pour sa part Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des affaires étrangères.

Au nom de la loi Logan

Michael Flynn
Michael Flynn. Crédits : Wikimedia

L’annonce de Donald Trump intervient peu après que Michael Flynn, conseiller pour la sécurité nationale et l’un des hauts dignitaires américains les plus loyaux à l’égard de Moscou, a quitté l’équipe de Donald Trump. M. Flynn a en effet donné sa démission le 13 février, après avoir été accusé par ses collègues de désinformation concernant des pourparlers avec l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Sergueï Kislyak. Alors que le Kremlin et la Maison-Blanche l’avaient catégoriquement nié auparavant, le conseiller à la sécurité nationale avait finalement reconnu avoir abordé, avec le diplomate russe, la question des sanctions.

En cause : une série de conversations téléphoniques entre Michael Flynn et Sergueï Kislyak, en date du 29 décembre 2016, dévoilées par les médias américains. Ce jour-là, Barack Obama, encore président, avait introduit de nouvelles limitations visant la Russie ainsi que des sanctions personnelles contre des directeurs du FSB et du GRU (Direction générale des renseignements de l’état-major des forces armées de la Fédération de Russie), fait expulser du pays 35 diplomates russes et privé d’accès à deux résidences diplomatiques d’autres collaborateurs du ministère russe des affaires étrangères en poste aux États-Unis.

Face à cela, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait promis, de la part de Moscou, une réaction équivalente. Toutefois, un peu plus tard, le président Vladimir Poutine annonçait qu’il n’y aurait aucune mesure symétrique de réponse. De l’avis de plusieurs experts, une attitude si magnanime du pouvoir russe s’expliquait par le fait que Moscou avait obtenu, en échange, un certain nombre de garanties de la part de représentants de l’équipe de Donald Trump.

Ces soupçons se sont renforcés quand les médias américains ont affirmé que des négociations téléphoniques avaient eu lieu entre MM. Flynn et Kislyak. M. Flynn, membre d’une équipe présidentielle élue mais pas encore entrée officiellement en fonction, était de fait accusé d’avoir enfreint ce que l’on appelle la loi Logan, adoptée en 1799 et toujours en vigueur, formellement, aux États-Unis. Dans son acception stricte, cette loi interdit à des citoyens américains non pourvus de pouvoirs particuliers de mener des pourparlers avec les représentants d’États étrangers avec lesquels les États-Unis ont des divergences. Et bien que cette loi n’ait jamais été appliquée en pratique, les journalistes se sont mis, dès qu’ils en avaient l’occasion, à interroger les membres de l’administration américaine sur le contenu de ces entretiens téléphoniques entre Michael Flynn et le diplomate russe.

La Maison-Blanche a toujours fermement nié que le thème des sanctions ait été abordé lors de ces conversations. Le vice-président Mike Pence s’est notamment exprimé en ce sens à deux reprises. Côté Kremlin, on a également démenti ces accusations.

Cependant, les médias américains ont ensuite cité des sources au sein des services secrets, faisant état, notamment, d’un prétendu enregistrement de l’un de ces entretiens téléphoniques. Ce à quoi Michael Flynn a répondu, en substance, qu’il ne pouvait pas se souvenir de toutes ses conversations dans les détails. Sa récente démission laisse penser qu’il a tout de même fini par retrouver la mémoire.

Premier échec

Mike Pence
Mike Pence, vice-président des États-Unis. Crédits : Gage Skidmore/Wikimedia

La démission de Michael Flynn, à Moscou, a déçu. Konstantin Kossatchev, président du Comité international du Conseil de la Fédération, souligne que « Michael Flynn, sans être un russophile, était tout de même, à la différence de nombreux autres hauts responsables américains, ouvert au dialogue avec la Russie. Mais même cette simple volonté de dialoguer semble relever, aux yeux des faucons de Washington, du crime idéologique. Renvoyer un conseiller à la sécurité nationale pour des contacts avec un ambassadeur russe – ce n’est même plus de la paranoïa, c’est quelque chose d’incommensurablement pire, poursuit le sénateur Kossatchev. Soit Trump n’a pas acquis suffisamment de liberté d’action et il se retrouve constamment acculé, soit la russophobie a déjà contaminé aussi la nouvelle administration. »

Michael McFaul, ancien ambassadeur des États-Unis en Russie, a affirmé de son côté à Kommersant que « la russophobie n’a[vait] rien à voir là-dedans ». « En désinformant Mike Pence sur le contenu de ses pourparlers avec M. Kislyak, Flynn a perdu la confiance du vice-président. Et il se devait donc de démissionner », soutient le diplomate américain.

Quoiqu’il en soit, selon le directeur du Carnegie Moscow center, Dmitri Trenine, la démission de Michael Flynn est le premier échec cuisant de Donald Trump. « De très nombreux représentants de l’establishment étaient mécontents que le nouveau président ait choisi précisément Flynn comme conseiller. Ces gens craignaient, précisément, que Flynn ne pousse Trump à faire des concessions à la Russie. Et ils ont exercé une pression, qui a fonctionné, a expliqué l’expert à Kommersant. Flynn faisait partie du cercle proche du président, et ce dernier, visiblement, n’avait rien à lui reprocher personnellement. Pourtant, il a cédé. Et le président Trump devra désormais vivre avec l’idée qu’il a lui-même exclu du jeu l’un de ses plus proches partisans – sous la pression de ses opposants politiques. »

Pour le journaliste politique de Kommersant Stanislav Koutcher, le départ de Michael Flynn est la première victoire de la partie de l’élite américaine qui rejette l’idée même de collaborer avec la Russie tant que Vladimir Poutine y restera au pouvoir. « C’est précisément Michael Flynn qui avait affirmé publiquement, à plusieurs reprises, la nécessité de conclure des accords sur la Syrie entre Moscou et Washington. Et, manifestement, il était un intermédiaire clé entre les maîtres respectifs du Kremlin et de la Maison-Blanche sur cette question », souligne le commentateur. Ainsi, l’avenir de la poursuite de la coopération entre Moscou et Washington en Syrie est aujourd’hui tout aussi incertain que celui de la Syrie elle-même…

LCDR

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  1. Je voudrais aussi, signalé, que la Ukraine doit rendre le territoire que appartient à la Slovaquie, et a été prise après le deuxième guerre mondiale et attribué à la SSSR, et Ukraine,par le même politicien que la Crimée…

  2. jeux de mot du meme style : les usa rendent le texas et la californie au mexique , les anglais les iles malouines la france les colonies et la france afrique le kosovo aux serbes , le golan a la syrie la palestine au palestinien mais maigres toutes ses bonnes volontés la crimes est russe depuis 1734 et bien au dela ….. ses habitants s’ appellent des russes pas descendances

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