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Haut-Karabagh : « Pas d’intervention russe dans l’immédiat »

Haut-Karabagh
«Pas d'intervention russe dans l'immédiat»

Stepanakert, le 13 octobre 2020.
Photo : Celestino Arce Lavin/ZUMA Wire

Le 14 octobre, des frappes azerbaïdjanaises ont détruit des installations militaires sur le territoire arménien. Cette agression peut-elle entraîner une intervention de la Russie, dans le cadre du Traité de sécurité collective, qui lie Moscou et Erevan ? Sergueï Markedonov, spécialiste du Caucase du Sud, livre son analyse. 

Pensez-vous, comme beaucoup d’observateurs, que Moscou soit dans l’obligation de venir en aide à Erevan ? 

Sergueï Markedonov : Moscou vient de ramener les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais à la table des négociations, et un cessez-le-feu a été déclaré [le 10 octobre, ndlr]. En d’autres termes, les leviers diplomatiques sont déjà en action. Le moment est-il bien choisi pour en revenir à des « solutions » militaires ? 

Comment Vladimir Poutine réagira-t-il au défi lancé par son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliyev ? 

S. M. : La politique étrangère n’est pas la vie de cour du XVIIe siècle, où l’on se provoquait en duel à la moindre offense. Les responsables politiques agissent après avoir pris le temps de mûrir leur plan. Rappelons-nous cet épisode de la guerre Iran-Irak : en 1987, la frégate américaine Stark est touchée par erreur par des missiles irakiens. Saddam Husseïn présente immédiatement des excuses, la tension retombe, mais un point final ne sera mis à l’affaire que quinze ans plus tard, avec le versement de 400 millions de dollars de réparations par Bagdad. Autre exemple : la crise des otages américains en Iran avait duré 444 jours !

Toutefois, la Russie n’a-t-elle pas pour habitude de réagir rapidement et fermement ? 

S. M. : Pas particulièrement, non. Ces dernières années, les Occidentaux voient la Russie comme un pays qui aime résoudre les problèmes par les armes. En réalité, Moscou ne recourt toujours à la force qu’en dernière instance.

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