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Haut-Karabagh : gueule de bois pour les grandes puissances

Haut-Karabagh
Gueule de bois pour les grandes puissances

Sergei Bobylev/TASS


Les événements dramatiques qui se déroulent depuis deux semaines dans le Haut-Karabagh sont une douche froide pour les pays considérés d’ordinaire comme les « gendarmes du monde ». 

Dans sa nouvelle inachevée « Et au matin ils se réveillèrent... », l’écrivain soviétique Vassili Choukchine décrit le réveil de huit hommes en cellule de dégrisement. À mesure qu’ils reprennent leurs esprits, ils en viennent à s’interroger sur les événements qui les ont amenés là et sur leur propre comportement. 

La guerre du Haut-Karabagh suscite des questions de ce genre à propos des grandes puissances. Comment ont-elles pu laisser une guerre éclater dans le Caucase ? Et puisque aucune d’entre elles n’a d’intérêt à ce que le sang continue de couler, pourquoi peinent-elles à faire cesser les combats ? 

L’échec des James Bond 

Avant toute chose, on a l’impression que les nations les mieux informées du monde – la Russie, les États-Unis et la France en tête – sont « passées à côté » des préparatifs de l’opération militaire azerbaïdjanaise. Une offensive de ce genre se met en place des semaines, voire des mois à l’avance. Où sont-ils, ces satellites de reconnaissance, censés surveiller chaque mètre carré de la surface terrestre ? Et ces hackers tout-puissants, capables de pénétrer dans l’ordinateur le mieux protégé au monde ? Enfin, qu’en est-il de ces James Bond, aussi insaisissables que charismatiques, qui sauvent inlassablement la planète entre deux mondanités ? 

En un sens, Recep Tayyip Erdoğan parachève le processus engagé par Vladimir Poutine lorsqu’il entreprenait de tenir tête à un Occident globalement plus fort.

La qualité des stratèges en poste tant à la Maison-Blanche qu’au Kremlin ou à l’Élysée, pose également question. De toute évidence, les meilleurs analystes géopolitiques mondiaux n'on rien vu venir.

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