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Biélorussie : la bataille des médias

Biélorussie
La bataille des médias

Minsk, le 6 septembre 2020. Photo : Natalia Fedosenko / TASS

Depuis le 9 août dernier, les manifestations quotidiennes contre la réélection d’Alexandre Loukachenko à la tête du pays sont l’objet d’une véritable bataille de communication entre médias officiels et indépendants.

« C’est bien la première fois que les Biélorusses répondent autre chose qu’un banal ça va quand on leur demande comment ils vont », ironise Véra, jeune habitante de Minsk, assise à la terrasse d’un café. Le nez sur son smartphone, elle consulte assidûment le fil d’actualité qui défile sur l’application Telegram. Sur les voitures, aux fenêtres des habitations, sur les épaules des jeunes adolescents qui défilent le long de l’avenue de l’Indépendance, partout flotte le drapeau blanc-rouge-blanc, symbole de l’opposition au pouvoir actuel.

« Ce qui se passe est du jamais vu. Voyez l’euphorie des gens dans les rues, s’enthousiasme Alexandra Romanova, directrice des médias indépendants Kyky et The Village, qui a quitté la Biélorussie il y a quelques jours pour fuir des menaces. L’erreur a été de réprimer aussi brutalement. La mobilisation n’aurait pas été aussi massive sans cette réaction du gouvernement. » Des milliers d’arrestations et plusieurs morts ont été recensées pendant les premières semaines. Des affrontements entre opposants et forces de l’ordre ont toujours lieu dans les principales villes du pays : Brest, Grodno, Vitebsk, Gomel...

"Dans une certaine mesure, je me sens responsable de ce qui se passe actuellement dans les rues du pays." (R. Protasevitch, journaliste d'opposition)

Les images de brutalités policières, diffusées sur les réseaux sociaux, entretiennent la colère des manifestants. Sur une partie de la façade du Palais des Arts, avenue Kozlova, à Minsk, des dizaines de photographies de blessés sont affichées avec des mots de soutien et de colère. « Pendant ce temps, les médias d’État parlent de la pluie et du beau temps, en complet décalage avec la réalité. C’est pourquoi nous avons décidé de diffuser les images des répressions, notamment via notre chaîne Telegram, bien que nous ne soyons pas des médias politiques », poursuit la journaliste.

Des médias engagés

En effet, sur le site internet de l’agence d’information officielle Belta, on ne trouve aucune image des manifestations de l’opposition.

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