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Crise en Biélorussie : éviter un scénario à l’ukrainienne

Crise en Biélorussie
Éviter un scénario à l’ukrainienne

Manifestation du 17 août 2020, à Minsk. Photo : Yauhen Yerchak/EPA

Le 18 août dernier, Vladimir Poutine s’est entretenu successivement par téléphone, au sujet de la Biélorussie, avec Emmanuel Macron, Angela Merkel et le président du Conseil européen, Charles Michel. Un emploi du temps chargé, à la hauteur des enjeux de la crise actuelle.

Pour les trois dirigeants occidentaux, il s’agissait de connaître la position du Kremlin à la veille d’un sommet extraordinaire de l’Union européenne consacré à la situation à Minsk. La leur est claire : arrêt des violences contre les manifestants, libération des prisonniers politiques et instauration d’un dialogue entre le pouvoir et la société civile.

Vladimir Poutine, de son côté, a mis l’accent sur le caractère inacceptable de toute tentative d’ingérence extérieure, qui ne pourrait, selon lui, qu’envenimer les choses. Il visait évidemment Varsovie, Vilnius et Riga, qui ont d’ores et déjà déclaré vouloir élaborer elles-mêmes un plan de sortie pour une crise qualifiée de « régionale ». Les trois capitales excluent néanmoins Moscou des discussions...

Le chef de l’État russe pouvait également avoir en tête le tweet d’Emmanuel Macron en date du 16 août : « L'Union européenne doit continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Biélorusses qui manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits, de leur liberté et de leur souveraineté. » Dès le lendemain, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, ironisait à ce propos : « Pourquoi l’Union européenne soutient-elle les mouvements de protestation uniquement lorsqu’ils se déroulent hors de ses frontières ? », s’interrogeait-elle sur Facebook, dans une allusion claire aux « gilets jaunes ».

Pour le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, l’activisme des Occidentaux viserait, à terme, à éloigner Minsk de son allié russe.

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