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Biélorussie : Moscou prend ses distances avec Loukachenko

Biélorussie
Moscou prend ses distances avec Loukachenko

Devant l'ambassade de Biélorussie à Moscou, le 12 août 2020. Photo : Evgueni Odinokov/RIA Novosti

À Moscou, la victoire d’Alexandre Loukachenko, le 9 août dernier, n’a pas suscité l’enthousiasme habituel. Le Kremlin semble même envisager la possibilité d’un départ prochain du président biélorusse.

En octobre 2015, après la précédente réélection d’Alexandre Loukachenko à la tête de la Biélorussie, Vladimir Poutine avait été le premier dirigeant étranger à féliciter le vainqueur – par téléphone. À l’époque, le Kremlin saluait officiellement « une victoire convaincante, témoignant d’une indéniable autorité politique et de la confiance de la population en son président ».

Cinq ans plus tard, le président russe s’est manifesté après ses homologues chinois et kazakhstanais. Il s’est contenté d’un télégramme insistant sur les intérêts communs, politiques et militaires, entre « les deux peuples frères » (russe et biélorusse). Il n’a eu aucun mot pour saluer ou ne serait-ce que mentionner le score impressionnant du président sortant (officiellement, plus de 80 % des voix…), remis en question depuis trois jours par les manifestants dans les rues d’une trentaine de villes du pays et jusque devant l’ambassade de Biélorussie à Moscou.

Débat de parlementaires

Au-delà du Kremlin, la victoire d’Alexandre Loukachenko et les protestations de l’opposition sont perçues de manière contrastée dans la classe politique russe. « Les manifestations relèvent de la provocation et ne sont pas de nature à remettre en cause la légitimité du scrutin », a déclaré le sénateur Oleg Melnitchenko, coordinateur de la mission d’observation envoyée à Minsk par les pays de la CEI.

Au contraire, l’influent député Konstantin Zatouline, vice-président du comité parlementaire CEI et intégration eurasiatique, évoque une élection « douteuse » : « La campagne électorale [du président sortant] était un tissu de mensonges et de contre-vérités, a-t-il ajouté. Les résultats du scrutin n’inspirent aucune confiance.

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