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La Russie entre citadelle et bunker

La Russie entre citadelle et bunker

Bombardiers stratégiques Tupolev dans le ciel de Moscou durant la parade militaire du 26 juin 2020 / Artyom Geodakyan - TASS

Andreï Kortounov est le directeur général du Conseil russe pour les affaires internationales (RIAC), l’un des plus prestigieux cercles de réflexion politique russes.

 

La récente réforme constitutionnelle pose la question brûlante des relations que la Russie souhaite entretenir avec le monde.

De prime abord, la révision de la Constitution, entrée en vigueur le 4 juillet dernier, a peu à voir avec la politique étrangère. Dans ce domaine, aucune exigence de changement radical ne s’est encore manifestée de manière impérative, ni à la tête de l’État ni dans la population (en tout cas pour la majorité des Russes).

En matière d'affaires étrangères on ne reconnaît ni ses erreurs ni a fortiori ses défaites. La politique extérieure n’est pas un sujet de discussion. Si les débats ne cessent pas à propos des problèmes économiques et sociaux, le discours officiel présentant depuis vingt ans la Russie comme un pays « refusant d’être à genoux », « relevant la tête », « renouant avec sa grandeur passée » et « renforçant son autorité à l’international » ne rencontre de contestation réelle que de la part de mouvements progressistes marginaux, sans véritable importance politique. Année après année, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères depuis 2004, figure invariablement parmi les responsables politiques les plus appréciés et les plus respectés du pays.

Un monde menaçant

Toutefois, certains amendements constitutionnels votés récemment, sans remettre en cause les objectifs ni modifier les mécanismes de décision de la politique étrangère russe,

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