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Le sentiment d’injustice mondialisé

Le sentiment d'injustice mondialisé

TASS / www.imago-images.de


Cela fait maintenant plus d’un mois que les manifestations se multiplient aux États-Unis, avec pour slogan Black lives matter (« La vie des Noirs compte »). Une vague de contestation qui, si elle n’a pas atteint la Russie, peut servir d’avertissement pour le Kremlin.

La question en surprendra plus d’un, mais posons-la tout de même : pourquoi, aux États-Unis, les Afro-Américains se sont-ils soudain mis à battre le pavé ?

Ils ne se sont pas particulièrement appauvris depuis que Donald Trump est à la Maison-Blanche. Beaucoup d’habitants du continent africain – et pas seulement – envient le niveau de vie et les perspectives d’avenir dont bénéficient aujourd’hui ces descendants d’esclaves.

En outre, personne n’a tenté de remettre leurs droits en question ni de rétablir la ségrégation et la pratique du lynchage. L’arbitraire policier doit certes être dénoncé, mais il a toujours existé ; il ne s’exerce d’ailleurs pas uniquement contre des représentants des minorités, mais également contre des Blancs.

L’art du politique réside dans la capacité à trouver l’équilibre entre les aspirations contradictoires des différents groupes sociaux.

Enfin, on nous accordera que le moment – un début de crise économique et une pandémie qui n’en finit pas – n’est pas le mieux choisi pour exiger la mise en place d’une « discrimination positive » en faveur de groupes sociaux particuliers. Tous les Américains vont prochainement devoir se serrer la ceinture pendant un certain temps, les minorités autant que les autres.

En réalité, le mécontentement actuel n'est pas motivé par la perspective d’une hausse des prestations sociales ou d’un accroissement de l’aide de l’État.

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