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Moscou, l’élève modèle de l’OMS

Moscou, l’élève modèle de l’OMS

Tandis que Washington n’en finit plus de critiquer l’Organisation mondiale de la santé, Moscou soutient l’institution et intègre son comité exécutif pour trois ans

Ces deux derniers mois, Donald Trump n’a pas eu de mots assez durs contre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), accusée tantôt d’être à la solde des Chinois, tantôt d’avoir provoqué la mort de centaines de milliers de personnes en ne réagissant pas promptement au début de l’épidémie. Le 19 mai dernier, la Maison-Blanche a même menacé de quitter l’agence onusienne si des réformes n’y étaient pas effectuées sous trente jours. Le cas échéant, l’OMS perdrait son principal contributeur, qui assure 15 % de son budget biannuel (près de 900 millions de dollars en 2018-2019, contre 57 millions pour la Russie et 76 millions pour la France). 

Aussi outrancières que soient les déclarations du président américain, elles ne sont pas entièrement infondées. D’abord, de nombreux diplomates soupçonnent l’ancien ministre éthiopien de la Santé puis des Affaires étrangères, Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’avoir été élu à la tête de l’OMS, en 2017, grâce à l’intense lobbying de Pékin. Des soupçons renforcés par les éloges adressés en janvier dernier par M. Ghebreyesus aux autorités chinoises pour leur gestion de l’épidémie. 

Ensuite, l'organisation a reconnu officiellement la réalité de la pandémie le 11 mars seulement, soit plus de deux mois après les premiers cas recensés en Chine et deux jours avant de déclarer l’Europe nouveau foyer de contamination. 

« Près de 90 % des cadres de l’OMS sont des spécialistes américains. Ils étaient parfaitement au courant de l’évolution de la situation. »

Enfin, la volte-face de l’OMS sur la question des masques confirme d’une certaine manière les doutes de nombreux observateurs sur son indépendance : ces dernières années,

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30 septembre 2020