S'abonner, c'est rejoindre une communauté d'experts et de passionnésDécouvrir nos offres

Moscou-Ankara : une alliance fragile

Moscou-Ankara
Une alliance fragile

En ce début de mars, la Russie et la Turquie, malgré des intérêts divergents, ont réaffirmé leur volonté commune de collaborer sur le dossier syrien et de faire cesser les combats à Idlib.

Moscou, le 5 mars dernier. Pendant six heures, dont trois en tête-à-tête, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan négocient la suspension de toutes les opérations militaires sur la ligne d’affrontement située dans la « zone de désescalade » d’Idlib, où l’armée de Damas – soutenue par la Russie – est opposée à des groupes rebelles – aidés tant matériellement que militairement par la Turquie.

Les deux chefs d’État finissent par s’accorder sur la création d’un corridor de sécurité d’une douzaine de kilomètres de profondeur, s’étendant de part et d’autre de la route Hassaké-Alep. En outre, à partir du 15 mars, des patrouilles conjointes russo-turques contrôleront le respect du cessez-le-feu dans les zones les plus explosives. 

Succès timides 

Les accords obtenus ont été consignés dans un document complétant le mémorandum bilatéral de stabilisation de la région d’Idlib, signé à Sotchi le 17 septembre 2018. MM. Poutine et Erdoğan ont pris soin de préciser qu’il reflétait le statu quo actuel. En d’autres termes, aucun retrait de troupes n’est envisagé, et les forces en présence maintiennent les positions obtenues au terme des combats survenus ces derniers jours. Il s’agit là d’une victoire de Moscou, puisque l’armée de Bachar el-Assad conserve les territoires reconquis depuis avril 2018. Lors de la conférence de presse commune, M. Erdoğan a toutefois prévenu que son pays se réservait le droit de répondre à toute attaque des forces gouvernementales contre ses troupes – ce qui n’est bien évidemment pas prévu par le texte. 

"Les trêves n’ont aucune chance d’être respectées,

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Créez votre compte et accédez gratuitement à 3 articles par mois

Je crée mon compte

Déjà abonné ? Se connecter

Boris Iounanov

Poutine-Macron : une bromance avortée

Alors que - hasard du calendrier politique - Emmanuel Macron entame une visite dans les pays baltes, l’affaire Navalny a manifestement semé la discorde entre le président français et son homologue russe, Vladimir Poutine. Mais leurs pays ne peuvent se permettre un tel luxe.

28 septembre 2020

L’espionnage, une passion franco-russe

Un mois après l’arrestation d’un officier français suspecté d’espionnage au profit de la Russie, Moscou continue de faire comme si de rien n’était. Une habitude dans les affaires d’espionnage franco-russes.

 

25 septembre 2020