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Des médecins russes au secours de l’Italie

Des médecins russes au secours de l’Italie

Mardi 24 mars, le dernier des neuf avions militaires russes venus portés secours à l’Italie contre le coronavirus atterrissait sur la base aérienne de Pratica de Mare (trente kilomètres au sud-ouest de Rome).

Vladimir Poutine avait lancé l’initiative le week-end précédent, lors d’une conversion téléphonique avec le Premier ministre italien, Giuseppe Conte. Dans la soirée, le ministre de la Défense Sergueï Choïgou s’était entretenu avec son homologue, Lorenzo Guerino, pour confirmer l’opération.

Enzo Vecciarelli, le chef des forces armées italiennes, a accueilli la mission à son arrivée. « Au nom du peuple italien, je veux dire ma reconnaissance à la Russie qui nous apporte son aide en ces heures difficiles. Merci pour le matériel, merci pour les médecins », a-t-il déclaré.

Au total, une centaine de personnes ont été envoyées. Assistées de traducteurs, elles ont été réparties en brigades de quatre spécialistes, composées d’un épidémiologiste, d’un anesthésiste, d’une infirmière et d’un généraliste. Elles apportent des médicaments, des appareils de tests et des véhicules pour la désinfection des bâtiments, des transports et de la voirie.

« From Russia with love ». Photo : mil.ru

Ce corps est mené par le général-major Sergueï Kikot, vice-directeur des troupes de protection nucléaire, chimique et biologique. Expert de la guerre bactériologique, il avait été l’interlocuteur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques durant l’enquête sur l’utilisation de gaz par l’armée de Bachar El-Assad dans la ville de Douma, en Syrie. En 2016, ses hommes ont été déployés sur la péninsule de Iamal, dans le Grand Nord russe, pour endiguer une épidémie d’anthrax.

Il est entouré du colonel Alexeï Smirnov et du lieutenant-colonel Alexandre Ioumanov, deux vétérans de la lutte contre le virus Ebola, au début des années 2010, l’un ayant participé à l’élaboration d’un vaccin, l’autre ayant installé des hôpitaux de campagne en Guinée. Quant au lieutenant-colonel Guennadi Eremine, c’est un spécialiste des mesures anti-épidémiologiques et de la peste porcine africaine.

Les équipes russes ont été affectées à la province de Bergame, en Lombardie, épicentre de la contagion. On y dénombrait 5 868 malades le 21 mars.

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Guilhem Pousson