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Moscou-Belgrade : une amitié bien calculée

Moscou-Belgrade
une amitié bien calculée

Le 4 décembre 2019, Vladimir Poutine reçoit le président de Serbie, Aleksandar Vučić, à Sotchi. Le Courrier de Russie s’est entretenu avec Ekaterina Entina, spécialiste de la région au sein de l'Institut des études européennes de l'Académie russe des Sciences, à propos de la stratégie adoptée par Moscou sur l'échiquier complexe des Balkans.

Fin octobre, Belgrade a annoncé avoir fait l'acquisition d'un système de défense antiaérienne russe Pantsir S-1. Quel signe faut-il y voir ?

Ekaterina Entina : Je ne pense pas qu’il faille y voir une manifestation particulière d’amitié envers Moscou. Belgrade poursuit un autre objectif. En 2007, le parlement serbe avait adopté une résolution affirmant la neutralité militaire du pays et son refus de faire partie d’aucun camp. Toutefois, dix ans plus tard, en 2017, le Monténégro voisin a rejoint l’OTAN, renforçant les positions de l’Alliance dans la région. Sur la question du Kosovo [revendiqué par la Serbie, ndlr], l’Occident n’est clairement pas du côté de Belgrade ; quant au processus d’intégration européenne, il est sérieusement ralenti – en témoigne la récente fin de non-recevoir opposée aux candidatures de l’Albanie et de la Macédoine du Nord –, voire menacé. Dans ce contexte, Belgrade cherche à ne pas se faire « oublier » par ses partenaires européens.

La Serbie a aussi fait part de son intention d’acquérir une autre technologie militaire russe, encore plus redoutable : des systèmes de missiles S-400…

E.E. : Il s’agirait effectivement d’une transaction symboliquement forte. Néanmoins, elle est loin d’être réalisée. Le président Vučić a ainsi reconnu récemment que Belgrade n’avait pas les moyens d’acheter ces systèmes. Certes, il ne s’agit pas là d’un problème insoluble, étant donné que la Serbie achète toutes ses armes, y compris le Pantsir, grâce à des crédits russes.

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