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Contrôle de l’armement : quatre conseils à Emmanuel Macron

Contrôle de l'armement
Quatre conseils à Emmanuel Macron

En rejetant la proposition de moratoire sur le déploiement de missiles à portée intermédiaire formulée par Vladimir Poutine, tout en laissant ouverte la porte à des négociations sur la question, Emmanuel Macron a soulevé de vives réactions chez ses alliés et partenaires.

Certains médias européens se sont empressés d’en conclure que le président français approuvait de fait la position de son homologue russe (telle est également l’interprétation retenue dans les commentaires du Kremlin). Dans les capitales d’Europe centrale, l’Élysée a donc été accusé de vouloir encore une fois briser l’unité des Occidentaux et d’être prêt à d’injustifiables concessions envers Moscou.

M. Macron a ensuite éclairci sa position, afin de dissiper les inquiétudes de ses partenaires européens et du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Il a affirmé que la France ne soutenait pas l’idée d’un moratoire, mais qu’elle ne souhaitait pas renoncer au projet d’une « nouvelle architecture de sécurité » en Europe, incluant la Russie, et que, de manière générale, elle était favorable à un dialogue « transparent, approfondi et exigeant » avec cette dernière sur la question des armements. « Ne faisons fi d’aucune base susceptible de favoriser de futures discussions », a-t-il déclaré en substance.

Cette rhétorique équivoque s’explique. D’un côté, l'hôte de l’Élysée n’a aucune envie d’ouvrir un nouveau front d’opposition vis-à-vis d’une Alliance avec laquelle il entretient déjà des relations pour le moins compliquées. De l’autre, il ne veut pas manquer l’occasion de prendre le leadership de la politique étrangère de l’Union européenne, notamment sur le dossier clef de la Russie. Enfin, il ne souhaite pas laisser les sujets du contrôle des armements et de la sécurité du continent entre les mains de Donald Trump, partenaire peu fiable et mal disposé à l’égard de l’Europe.

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