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Ukraine : la course au sommet Normandie

Ukraine
La course au sommet Normandie

Dans le Donbass, le retrait des troupes gouvernementales et séparatistes est une réalité, depuis ce week-end, en trois points de la ligne de front. Tous les obstacles semblent levés en vue d’un sommet, à Paris, au « format Normandie » (Allemagne, France, Russie, Ukraine).

La fin de la guerre était un des principaux points du programme électoral de Volodymyr Zelensky au printemps dernier. Selon les sondages, 83 % de son électorat préfèrent les négociations aux coups de feu. À lui, maintenant, de prouver son efficacité et de se montrer homme d’actions autant que de paroles. En 2014, l’ex-président Petro Porochenko n’avait-il pas promis, lui aussi, de terminer la guerre en deux semaines ? Cinq ans plus tard, à la présidentielle, les Ukrainiens lui ont moins tenu rigueur de son impuissance à vaincre l’ennemi que de son incapacité à dialoguer avec lui.

Revirements diplomatiques

M. Zelensky ne souhaite pas suivre la même trajectoire que son prédécesseur, mais il sait que l’application des accords de Minsk ne sera pas chose facile. Il doit notamment composer, d’un côté, avec l’opposition des nationalistes et des anciens combattants du Donbass, et de l’autre, avec les exigences « volatiles » de la Russie.

Depuis plusieurs mois, Moscou érigeait ainsi en condition de la tenue d’un sommet au « format Normandie » le retrait des troupes gouvernementales et séparatistes en trois points de la ligne de front, Stanitsa Louganskaïa, Zolotoïé et Petrovskoïé (bien que, selon les accords de Minsk, cette dernière localité soit concernée uniquement par un retrait des armements lourds). Kiev a finalement accepté en posant à son tour une condition : le processus ne débutera qu’en cas de respect total du cessez-le-feu pendant sept jours – le moindre tir étant considéré comme une infraction.

Le ministre de l'Intérieur, Arseni Avakov, a tout intérêt à entretenir la pression exercée par les nationalistes sur le pouvoir afin de conserver son propre poids politique.

Face à cette exigence,

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