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Moscou-Bruxelles, une relation inachevée

Moscou-Bruxelles
une relation inachevée

Andreï Kortounov est le directeur général du Conseil russe pour les affaires internationales (Russian International Affairs Council, RIAC), l’un des plus importants think-tanks russes.

Il y a trois ans, Bruxelles, par la voix de sa haute représentante pour les affaires étrangères, Federica Mogherini, appelait à une « coopération sélective » avec Moscou. Les bonnes intentions n’ont pas été suivies d’effet.

En mars 2016, en pleine crise des relations entre Moscou et Bruxelles, Federica Mogherini énonçait les nouveaux principes de la politique européenne vis-à-vis de la Russie. La « coopération sélective » devait notamment permettre à Bruxelles d’agir en collaboration avec Moscou sur des dossiers d’intérêt commun (conflits régionaux, problèmes mondiaux) sans pour autant la contraindre à des concessions unilatérales à l’égard du Kremlin ou à fermer les yeux sur le comportement « agressif et irresponsable » de ce dernier sur la scène internationale.

Une symphonie à peine ébauchée

Faire la part des intérêts convergents et des désaccords ; développer les partenariats existants afin d’encourager une attitude constructive de la Russie et, à l’inverse, sanctionner la mauvaise volonté de celle-ci par un renforcement des mesures restrictives ; favoriser les relations, à Moscou, avec les partisans du dialogue, et isoler les adversaires de toute coopération bilatérale. Cette position apparaissait solide et marquée au coin du bon sens.

Certes,

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