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L’instrumentalisation politique des Tatars de Crimée

Il y a cinq ans, le 18 mars 2014, la Crimée était rattachée à la Fédération de Russie après avoir été annexée manu militari par celle-ci quelques semaines auparavant. Depuis, la question du sort des Tatars de la péninsule est au cœur de la guerre médiatique que se livrent Kiev et Moscou.

L’été dernier, le journal de l’ORF, la télévision publique autrichienne, diffuse un reportage de son correspondant en Ukraine Christian Wehrschütz consacré à la situation des Tatars en Crimée. Le journaliste y explique, témoignages à l’appui, que ces derniers ne rejettent pas tous le « rattachement » de la péninsule à la Russie, même s’ils continuent de se sentir partiellement exclus de la vie politique de celle-ci. « Aujourd’hui ça va mieux, mais il y a encore beaucoup à faire. Notamment du point de vue linguistique. Nous souhaiterions qu’à la rentrée scolaire, la langue tatare soit enseignée dans toutes les écoles, ce qui est loin d’être le cas. Par ailleurs, le parlement local compte soixante-quinze députés, parmi lesquels ne figurent que trois Tatars. Mais, si nous participons massivement aux prochaines élections [du 9 septembre 2019], nous aurons plus d’élus qui pourront défendre nos intérêts », déclare ainsi Seïtoumer Nimetoullaev, le président de l’Unité de la Crimée, une organisation politique soutenant ouvertement la Crimée russe. Au passage, M. Nimetoullaev salue les « nombreux progrès » observés selon lui depuis la « réunification » : ouverture d’écoles tatares, construction d’une mosquée, etc. Le message du reportage est clair : Moscou a plus fait pour les Tatars depuis 2014 que Kiev depuis la chute de l’URSS en 1991.

« Pour Kiev, les Tatars ne doivent, en aucune façon, apparaître satisfaits de leurs nouvelles conditions de vie. »

Pour les autorités ukrainiennes,

[…]

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Clément Schneider

Dernières nouvelles de la Russie

Économie

Les grandes entreprises françaises reçues au Kremlin

Vladimir Poutine s’est entretenu aujourd’hui, au Kremlin, avec les dirigeants des grands groupes français implantés en Russie. « Avec six cents entreprises installées en Russie, la France est l’un des tout premiers employeurs étrangers de notre pays », a rappelé le président russe.« Seize entreprises parmi les plus grandes sociétés françaises ont participé à cette rencontre, notamment Total, Air Liquide, Renault, Auchan et Leroy Merlin », a rappelé Pavel Chinsky, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe (CCI France-Russie), […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

18 avril 2019
International

Rapport Mueller :
Moscou sans illusions

Le rapport du procureur spécial Robert Mueller, qui conclut à l’absence de collusion entre les équipes de campagne de Donald Trump et la Russie durant la présidentielle américaine de 2016, est-il susceptible de relancer les relations entre Moscou et Washington ? En Russie, la question divise.La classe politique russe s’est montrée plutôt modérée au lendemain de la publication du résumé du rapport, le 24 mars. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole, Dmitri Peskov, a rappelé qu’il n’avait à aucun moment tenté de rompre les liens économiques et commerciaux entre la Russie et les États-Unis. « Notre pays n’a jamais été à l’initiative de l’annulation des traités stratégiques », a-t-il ajouté, dans une allusion limpide à la décision de Donald Trump de quitter le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), effective le 1er février dernier et suivie du retrait russe du même accord. Le président du comité des Affaires étrangères du Sénat russe, Konstantin Kossatchev, s’est contenté, de son côté, d’espérer que les relations bilatérales pourraient « repartir à zéro ».Il est probable que les relations entre la Russie et les États-Unis continueront de se détériorer, bien que le président américain ait été « blanchi ». […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 avril 2019
International

Affaire Skripal : l’ambassade russe au rapport

Depuis la tentative d’empoisonnement qui a visé l’ancien agent double russe Sergueï Skripal à Salisbury en mars 2018, la petite ville britannique connaît une forte baisse de fréquentation (- 27 %, soit un million de touristes en moins). L’affaire, elle, continue de polluer les relations entre Moscou et Londres.Le 4 mars 2018, Sergueï Skripal, ancien agent du GRU (renseignement militaire russe) et sa fille Ioulia sont retrouvés sans connaissance sur un banc près d’un centre commercial de Salisbury. Les analyses médicales révèlent un empoisonnement au « Novitchok », une substance toxique fabriquée en Union soviétique dans les années 1970 et 1980. Londres – bientôt appuyée par les autres capitales européennes – accuse alors officiellement Moscou – en particulier le Renseignement militaire russe – de se cacher derrière cette tentative d’assassinat. Le Kremlin nie.Des questions sans réponseLe dimanche 3 mars 2019, veille du premier anniversaire du drame, l’ambassade de la Fédération de Russie à Londres a publié un rapport de cinquante-deux pages en anglais, intitulé « Les questions demeurées sans réponse », qui interpelle les autorités britanniques sur les points flous et les « faiblesses » de leur enquête .Le document déplore notamment la multiplication des modes opératoires évoqués dans les médias d’outre-Manche. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 mars 2019
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