Qui a peur de T-34 ?

Aux États-Unis, plusieurs gérants de cinémas ont brusquement décidé de déprogrammer le film russe T-34, qui retrace la folle épopée de soldats soviétiques à bord d’un char en piteux état.

C’est notamment le cas de David Bramante, propriétaire du West Newton Cinema, une salle d’art et d’essai située dans la banlieue de Boston. Contacté par le quotidien russe Rossiïskaïa gazeta, l’entrepreneur confirme avoir envisagé de diffuser le film, avant de changer d’avis – sans motiver sa décision. Selon « Radio Liberté », il aurait subi des pressions de la part de membres de la diaspora ukrainienne installée aux États-Unis.

Une véritable campagne d’intimidation

Le 9 février, lorsqu’un habitant de Boston, Dmitri Smelianski, découvre que T-34 va sortir dans les salles américaines mi-février, il lance un appel sur les réseaux sociaux afin d’exiger son retrait de l’affiche. Comme il le raconte sur la page Facebook de son groupe « Arts Against Aggression » (« L’art contre l’agression »), il écrit à M. Bramante afin de lui expliquer que ce film a été financé par l’État russe et constitue un élément de la « propagande militariste » de Moscou. Il lui rappelle aussi qu’« une salle spécialisée dans le cinéma indépendant de qualité a parfaitement le droit (sic) de ne pas vouloir montrer un film qui risque de ternir sa réputation ».

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Clément Schneider

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