Les Forces spéciales russes,
de la Crimée à la Syrie

Chaque 27 février, depuis quatre ans, la Russie fête la journée des Forces spéciales (SSO). La date n’a pas été choisie au hasard : elle marque l’anniversaire de la prise du Parlement de Crimée (2014), alors sous pavillon ukrainien, par des soldats sans insigne et « très polis ».

Le 27 février 2014, des hommes en uniforme, sans signe distinctif, prennent le Parlement de Crimée et hissent le drapeau russe sur son toit. Les jours suivants, plusieurs bâtiments administratifs et stratégiques, dont l’aéroport de Simferopol, tombent à leur tour. Ces opérations fulgurantes, qui marquent le début du processus de « rattachement » de la Crimée à la Fédération de Russie, font très peu de morts. La légende veut que l’amabilité des soldats à l’œuvre (dont Vladimir Poutine a reconnu, un an plus tard, dans le documentaire Crimée. Retour à la maison, l’appartenance aux forces spéciales russes) leur ait valu le surnom d’« hommes polis » (« Vejlivyïé lioudi ») par les habitants de la péninsule. L’appellation, reprise par la presse puis par tout le pays, a encore cours aujourd’hui.

Sur tous les fronts

Toute politesse mise à part, les forces spéciales sont destinées à effectuer, selon la fiche de présentation du site du ministère russe de la Défense, « des opérations irrégulières de reconnaissance, de sabotage, de contre-terrorisme, de contre-espionnage, ou encore de guérilla ». Ces unités, indépendantes au sein de l’armée russe depuis 2009 et rattachées au Bureau des opérations spéciales (devenu le Commandement des opérations spéciales en 2012), doivent répondre à « l’évolution des conflits au XXIe siècle », expliquait le chef d’État-major Valeri Guerassimov en mars 2013.

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David François et Gueorgui Alexandrov

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