Souscrivez à l'Offre Découverte : 2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de RussieJe souscris à l'Offre Découverte

Conflit syrien : Moscou et Ankara à la manœuvre

Conflit syrien
Moscou et Ankara à la manœuvre

Le 14 février, Vladimir Poutine recevra, à Sotchi, ses homologues turc et iranien, Recep Tayyip Erdoğan et Hassan Rohani, afin d’évoquer la situation en Syrie. Comme lors de leur dernière rencontre tripartite, qui se tenait en septembre dernier à Téhéran, les trois chefs d’État devraient aborder la question du sort de la province septentrionale d’Idleb, dernier grand bastion rebelle et djihadiste du pays, et les risques de déstabilisation liés au retrait des troupes américaines. Pour Amur Gadjiev, directeur du Centre d’études sur la Turquie contemporaine, MM. Poutine et Erdoğan ne laisseront pas le chaos s’installer en Syrie.

LCDR : Qu’est-ce qui vous rend si optimiste quant à l’entente entre MM. Poutine et Erdoğanen Syrie ?

Amur Gadjiev : Il suffit de constater l’étonnante efficacité de leur coopération sur ce dossier ! Chacune de son côté, la Russie et la Turquie jouissent d’une influence certaine sur plusieurs acteurs majeurs du conflit syrien, sans laquelle aucune paix totale et durable n’est envisageable dans le pays. Moscou a l’oreille du régime d’Assad, des forces pro-iraniennes et d’une partie des milices kurdes, tandis qu’Ankara contrôle l’opposition syrienne modérée. En outre, en tant que membre de l’OTAN – et malgré des divergences absolues concernant le rôle des brigades kurdes d’auto-défense –, la Turquie entretient des liens étroits avec Washington.

Ainsi, Moscou et Ankara sont parvenues, jusqu’à présent, à obtenir de leurs partenaires d’importantes concessions, qui ont débouché sur des compromis acceptables pour tous. À Idleb, notamment, leurs efforts ont permis d’éviter la confrontation entre armée gouvernementale syrienne et forces de l’opposition. Moscou a également accepté la solution temporaire que constitue la « feuille de route » sur Manbij [en juin dernier, Ankara et Washington s’étaient entendues pour garantir la sécurité de cette ville du nord du pays reprise à l’État islamique par les milices kurdes protégées par les Américains,

Il vous reste 75% de l'article à consulter...

Souscrivez à l'Offre Découverte :
2 semaines d'accès illimité et gratuit au Courrier de Russie

Je souscris sans CB

Déjà abonné ?

Se connecter