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Macédoine, le difficile chemin vers l’ouest

Les 120 parlementaires du pays qui s’appelle encore officiellement « Ancienne République Yougoslave de Macédoine » (ARYM), s’apprêtent à se prononcer définitivement en faveur ou non d’un changement de nom de celui-ci. Si le oui l’emporte, le chemin de l’Union européenne et celui de l’OTAN s’ouvriront pour Skopje. Au grand dam de Moscou.

À Skopje, depuis la signature, le 17 juin dernier, de l’accord dit de Prespa entre les gouvernements grec et macédonien, les débats concernant le changement de nom du pays font rage et divisent population et classe politique.

En entérinant le nouveau nom de « République de Macédoine du Nord », ainsi qu’en retirant les références au « peuple macédonien » de la Constitution de l’ancienne république yougoslave, l’accord doit permettre la levée du veto maintenu par Athènes – depuis près de vingt-cinq ans ! – sur les processus d’adhésions de Skopje à l’Union européenne et à l’OTAN.

Depuis l’indépendance de son voisin slave en 1991, la Grèce s’opposait à ce que celui-ci utilise le nom de Macédoine, attaché à l’empire d’Alexandre le Grand, estimant qu’il appartenait exclusivement à son histoire et à son patrimoine.

Un accord à l’issue incertaine

Premier opposant à l’accord, et non des moindres, le président de la République Gjorge Ivanov. S’attirant l’opprobre des élus de la majorité gouvernementale, il a appelé la représentation nationale à le rejeter, jugeant qu’il « détruirait l’identité nationale » du pays. Parallèlement, le principal parti d’opposition, le VMRO-DPMNE, se trouve à la tête de la fronde contre cet accord et mobilise ses partisans afin de faire reculer le gouvernement.

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Valentin Dusseau

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