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Course à l’armement : la stabilité stratégique en perdition

Le 15 janvier dernier, le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, annonçait un budget pour les dépenses d’armement de 1 440 milliards de roubles (19 milliards d’euros), principalement orientés vers l’achat et le développement de nouveaux équipements stratégiques. Les autorités américaines ont pour leur part publié, deux jours plus tard, une stratégie de défense antimissile qui fait craindre un retour de la « guerre des étoiles ».

Dans un discours prononcé au ministère de la Défense le 18 décembre 2018, Vladimir Poutine soulignait l’importance de renforcer le potentiel nucléaire russe. La Russie prévoit donc de poursuivre la modernisation de ses bombardiers stratégiques et d’élargir sa flotte de sous-marins nucléaires. Le planeur hypersonique « Avangard », présenté comme l’un des éléments majeurs du programme d’armement 2019, devrait aussi entrer en service dès cette année. Capable de transporter des charges nucléaires et conventionnelles, il peut dépasser plus de cinq fois la vitesse du son.

Difficilement repérable, le « Poséidon » peut créer un tsunami radioactif capable de détruire des infrastructures portuaires, voire des villes côtières.

Moscou avance aussi sur d’autres projets stratégiques. Les premiers essais du missile balistique intercontinental « Sarmat » devraient avoir lieu cette année pour une mise en service prévue en 2021. Ce missile thermonucléaire de très grande taille peut emporter jusqu’à dix têtes nucléaires. L’année 2019 devrait aussi connaître le déploiement de trente-deux drones nucléaires « Poséidon »,

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David François

Dernières nouvelles de la Russie

International

France-Russie,
concurrence hypersonique ?

Les 13 et 14 février, les ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN se rencontrent à Bruxelles. Les discussions porteront notamment sur « les mesures que devrait prendre l’organisation pour s’adapter à un monde abritant plus de missiles russes », selon les déclarations du secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg. Face au développement d’armements hypersoniques en Russie, la France tente, de son côté, de se mettre au niveau.Le 21 janvier 2019, lors des vœux annuels de Florence Parly aux Armées, la ministre a annoncé que la France allait se doter d’une capacité hypersonique. Les premiers essais en vol pourraient même avoir lieu dès 2021. Le principal objectif est le maintien à niveau qualitatif de la capacité dissuasive de Paris, qui ne dispose que de 300 têtes nucléaires déployées, contre près de 1 500 pour la Russie, et ne peut donc rivaliser quantitativement.Une arme de dissuasionLe projet français, nommé « V-max » pour « véhicule manœuvrant expérimental », repose sur la conception d’un planeur, confiée à Ariane Group (une coentreprise d’Airbus et de Safran) par la Direction générale de l’armement (DGA). Il vise à équiper la France de systèmes offensifs comparables à ceux développés par d’autres grandes puissances, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 février 2019
International

Turbulences entre Bakou et Moscou

Le 29 décembre 2018, une ressortissante russe publiait le récit suivant sur Facebook : elle aurait été arrêtée à l’aéroport de Bakou pendant plusieurs heures avant d’être renvoyée à Moscou par les autorités locales. Selon la jeune femme, l’entrée en Azerbaïdjan lui aurait été refusée en raison de ses origines arméniennes. Depuis, la tension est montée d’un cran entre Moscou et Bakou.Ce genre d’incident n’est pas exceptionnel. En juillet 2017, le ministère russe des Affaires étrangères protestait déjà contre « la discrimination dont font l’objet les ressortissants russes aux noms à consonance arménienne, lors de leur arrivée en Azerbaïdjan ». Il recensait alors vingt-cinq cas de refoulement à la frontière. En décembre 2017, Bakou avait aussi refusé d’accréditer l’ambassadeur proposé par Moscou, Georgui Zouïev, pour des positions jugées trop « pro-arméniennes » par les autorités azerbaïdjanaises.Échanges « diplomatiques »Le 11 janvier dernier, au cours d’une conférence de presse, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, qualifiait l’incident du 29 décembre de « grave violation des droits des citoyens russes ». Elle rappelait que la diplomatie russe avait maintes fois souligné, à l’intention des autorités azerbaïdjanaises, « le caractère inacceptable de ce genre de situation ».Le jour même, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères répondait par un communiqué dans lequel il rappelait la tension régnant entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en raison de l’occupation du Haut-Karabagh par Erevan et du « génocide » de Khodjaly (le Haut-Karabagh, reconnu par l’ONU comme faisant partie de l’Azerbaïdjan, est occupé par l’Arménie depuis la fin de la guerre entre les deux pays, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

5 février 2019
International

Le volet russe de l’affaire Benalla

Un article de Mediapart, daté du 31 janvier 2019, fait le lien entre deux des principaux scandales de 2018, l’affaire Benalla et l’ingérence supposée de la Russie dans la politique occidentale. Le site russe Versia ajoute quelques pièces au dossier.La saga Benalla n’en finit plus de faire couler de l’encre. Après les violences commises place de la Contrescarpe, à Paris, lors des manifestations du 1er mai 2018, et l’affaire des passeports diplomatiques en décembre, l’ancien chargé de mission auprès d’Emmanuel Macron se retrouve une fois encore sous le feu des projecteurs. Selon le journal d’investigation Mediapart, qui a révélé l’affaire le 31 janvier, M. Benalla serait impliqué dans la signature d’un contrat de près de 300 000 euros entre Vincent Crase, autre ancien salarié du mouvement d’Emmanuel Macron La République En Marche, et Iskander Makhmoudov, oligarque russe d’origine ouzbèke soupçonné d’« accointances avec la mafia d’Izmaïlovo, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

30 janvier 2019

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