Présidentielle géorgienne : la bataille des communicants

À l’issue du premier tour de la présidentielle géorgienne, le 28 octobre dernier, le candidat du parti d’opposition Mouvement national uni, Grigol Vachadze, a remporté 37,73 % des suffrages, contre 38,64 % seulement pour son adversaire, la candidate indépendante Salomé Zourabichvili, pourtant soutenue par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien. Un écart certes infime, mais totalement inespéré pour M. Vachadze, compagnon d’armes de l’ex-président Saakachvili, dont le parti avait essuyé un échec fracassant à la dernière présidentielle, il y a cinq ans.Sans nul doute, Grigol Vachadze doit pour beaucoup cette percée électorale à son équipe de conseillers en communication extrêmement bien rodée, dirigée par le Biélorusse Vitali Chkliarov, qui faisait également partie de l’état-major de campagne de Ksenia Sobtchak, candidate d’opposition contre Vladimir Poutine à la dernière présidentielle russe. Mais il a aussi bénéficié de la stupéfiante passivité du parti au pouvoir, le Rêve géorgien, qui, visiblement trop certain de l’emporter, s'est montré très passif durant la campagne de la candidate qu’il soutenait, Salomé Zourabichvili. De leur propre aveu, le résultat du scrutin du 28 octobre a fait aux « rêveurs » l’effet d’une douche froide. Mais une douche utile, semble-t-il : juste après le premier tour, le Rêve géorgien, a effectué un virage à 180 degrés et s'est lancé activement dans la campagne, fermement décidé à conduire sa candidate à la victoire.Quelques jours après l’annonce des résultats, le dirigeant de Rêve géorgien, l’oligarque Bidzina Ivanichvili,

Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou abonnez-vous !

Madina Tsaritova, Tbilissi

Dernières nouvelles de la Russie

Salomé Zourabichvili : le rêve géorgien à l’accent français

Salomé Zourabichvil, Géorgienne au passé français, ancien ministre des Affaires étrangères de Géorgie, est aujourd’hui candidate indépendante à la présidence du pays.

 

26 octobre 2018