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Russie-Ukraine : comment interdire le vent venu de l’Est ?

L’Ukraine vient de s’éloigner encore un peu plus de la Russie avec la signature, par le président Petro Porochenko, d’un décret rompant un traité d’amitié signé par les deux pays en 1997. Dès le lendemain de sa publication, le parlement régional de Lviv a adopté un moratoire interdisant les produits culturels russes dans cette région située à l’ouest de l’Ukraine, près de la frontière polonaise.

Les élus du parlement régional de Lviv ont examiné la question de l’interdiction des produits culturels russes au cours de leur rentrée parlementaire. Sur 61 députés présents, 57 se sont prononcés en faveur du projet. Le moratoire interdit principalement la diffusion de la musique pop russe dans les lieux publics ainsi que les concerts d’artistes russes, a précisé le député Iouri Vizniak à l’issue du vote.

« Même les plus fidèles alliés de Kiev ont critiqué cette tentative de dérussification culturelle de l’Ukraine. »

La Rada suprême (parlement ukrainien) étant la seule habilitée à adopter des lois en Ukraine, cette décision fait uniquement office de recommandation. Les députés de Lviv n’ont pas encore décidé du montant des amendes infligées aux contrevenants, pas plus que du mécanisme d’introduction de l’interdiction. Ils ont toutefois chargé l’administration locale de « créer un groupe de travail pour informer la population » et ont recommandé l’adoption d’une décision similaire à la Rada suprême afin que la question soit soulevée à l’échelle nationale. […]

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Anastasia Stanko

Dernières nouvelles de la Russie

International

Mort d’Alexandre Zakhartchenko : les séparatistes sans chef de guerre

Dix jours après l’attentat qui a coûté la vie au leader séparatiste du Donbass Alexandre Zakhartchenko, Donetsk semble toujours sous le choc. Dans les rues de Donetsk, les passants ordinaires ont laissé place aux hommes en tenue de camouflage. La ville semble en état de siège. L’assassinat du chef de la république séparatiste est au cœur de toutes les conversations et suscite toutes les hypothèses, mais sous le manteau. La méfiance est de mise. Les habitants ne se confient pas à n’importe qui. Ils préfèrent éviter de parler aux journalistes, même locaux. « Les gens ont peur. Une parole inconsidérée, et tu te retrouves, vite fait, au fond d’une cave… Les miliciens ne cherchent plus à comprendre, aujourd’hui : tous les bavards sont soupçonnés de travailler pour Kiev », explique un confrère de Donetsk. L’attentat du café Sépar La bombe qui a pratiquement décapité Alexandre Zakhartchenko, le 31 août, pourrait, selon les premières conclusions, avoir été dissimulée dans un lustre, au plafond du café Sépar ( « Séparatiste », en argot local), situé boulevard Pouchkine. Le leader de la République populaire de Donetsk (DNR) participait, en compagnie de sa garde rapprochée, à un repas à la mémoire de Iossif Kobzon, chanteur soviétique culte, originaire du Donbass, décédé la veille. Il s’y pensait en sécurité. Alexandre Zakhartchenko a été inhumé le même jour que Kobzon, lors d’une cérémonie qui a rassemblé près de 100 000 personnes. Il faut dire que les habitants de la république autoproclamée n’ont pas vraiment eu le choix : dans la petite ville voisine de Iassinovataïa, les fonctionnaires et les employés du secteur privé se sont vu octroyer un jour de congé pour « accompagner le Batia [ « le Père » : surnom de Zakhartchenko ] à sa dernière demeure ». À leur retour au travail, leurs employeurs – les directeurs d’école pour les parents et leurs enfants – ont exigé d’eux une « attestation de présence à l’enterrement », […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

11 septembre 2018
International

L’affaire Novitchkov: imbroglio ukraino-(russo)-iranien

Andreï Novitchkov, marin ukrainien détenu en Iran, risque la peine capitale pour « homicide volontaire», suite à la mort d’un matelot iranien. Téhéran propose à Kiev d’échanger Novitchkov contre Ali Djadouï, un scientifique iranien condamné en Ukraine à onze ans de prison pour espionnage. Retour sur une affaire dont les autorités des deux pays ne disent presque rien. 25 novembre 2016. Andreï Novitchkov, un Ukrainien de 32 ans originaire d’Odessa, se rend à l’aéroport pour prendre un avion à destination de la Chine. Il a en poche un contrat de travail pour le poste de second sur le navire de charge Arezoo, qui bat pavillon iranien. Le bateau l’attend au port de Ningbo, près de Shanghai. Le navire reste un mois en réparation dans le port chinois. Au cours de cette période, le nouveau second ne parvient pas à nouer de bonnes relations avec les membres d’équipage, dont la plupart sont iraniens. Il reproche aux marins de trop souvent négliger leurs obligations. Mais le capitaine prend systématiquement la défense des coupables, se souvient Novitchkov un an plus tard. À la fin du mois de décembre 2016, l’Arezoo lève l’ancre avec son chargement et met le cap sur l’océan Indien. Sa prochaine escale est l’Iran, d’où il repartira pour Hambourg. Mais au dix-huitième jour de la traversée, alors que le navire se trouve en mer de Chine méridionale, survient un incident qui bouleverse le cours des événements. Drame dans l’océan « Ce jour-là, alors que je me tiens sur la passerelle, Mohammad Bahranpour., un matelot – sans doute le plus indiscipliné de tous –, s’approche de moi et me demande la raison de mon mécontentement, raconte Novitchkov. En réaction à l’une de mes remarques, il commence à m’insulter et tente même de me frapper. Ensuite, il saute par-dessus bord. » Novitchkov donne aussitôt l’ordre d’arrêter le navire et de lancer les opérations de sauvetage. Les recherches se poursuivent pendant trois jours, en vain. Très vite, la compagnie publique iranienne à laquelle appartient le bateau ordonne à l’équipage de regagner Bandar Abbas, son port d’attache. Sur le quai, plusieurs enquêteurs d’une commission spéciale et des policiers attendent l’Arezoo et interrogent l’équipage sur les circonstances de l’accident. […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

17 juillet 2018
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