Iliouchine Il-20. Crédits : Wikimedia

Syrie : Les zones d’ombre qui entourent la destruction de l’Il-20

Dans la nuit du 18 septembre 2018, la défense antiaérienne syrienne abattait par erreur –avec un missile S-200 fourni par la Russie ! – un Iliouchine Il-20 des forces aériennes russes. L’avion de reconnaissance et de collecte de renseignements d’origine électromagnétique avait commencé à effectuer sa descente vers la base de Hmeimim, située dans la province de Lattaquié (nord-ouest de la Syrie). Lorsque le missile a atteint l’appareil, celui-ci volait au-dessus de la Méditerranée, à seulement trente-cinq kilomètres des côtes. Aucun des quinze soldats russes qui se trouvaient à son bord n’a survécu.Dix heures après la disparition de l’appareil et de ses quinze membres d’équipage, le ministère russe de la Défense ne donne toujours aucune explication de l’incident. Il se contente de publier des communiqués qui relèvent la concomitance d'opérations militaires dans la zone où l’Iliouchine Il-20 a disparu : des frappes israéliennes sur des sites militaires syriens à Lattaquié et des tirs de missiles effectué par la frégate française Auvergne, qui croise non loin du lieu de l’accident. L’allusion est claire : les F-16 israéliens et la frégate française pourraient être impliqués dans la destruction de l’avion russe. Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général-major Igor Konachenkov, les tirs de missiles français n’ont fait qu’aggraver une situation déjà difficile dans le secteur. Presque aussitôt, la ministre française de la Défense, Florence Parly, dément avec fermeté toute implication de la France. Quelques heures plus tard, Israël conteste à son tour toute responsabilité dans l’incident.

Accusations et démentis

En réalité, il est probable que l’état-major connaissait la raison de la perte de l’appareil au moment de sa disparition. Le système de surveillance de la base de Hmeimim n’était pas seulement en contact permanent avec l’avion en approche, il contrôlait également toute la zone aérienne traversée durant la phase d’atterrissage.

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Alexandre Golts

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