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Qadri Jamil : « L’Europe finira tôt ou tard par renvoyer la majorité des Syriens chez eux. »

Lors d’une rencontre organisée le 17 septembre à Sotchi, les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan se sont entendus sur la création, dans la province syrienne d’Idlib, d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large. Celle-ci sera établie le long de la ligne de contact entre l’opposition armée et les troupes gouvernementales. D’ici au 10 octobre, les armes lourdes de tous les groupes d’opposition devraient en être retirées et, d’ici au 15, le contrôle de la zone démilitarisée sera transféré à des patrouilles mobiles formées de soldats turcs et de membres de la police militaire russe. Qadri Jamil, ancien vice-Premier ministre syrien, limogé en octobre 2013 par le président Bachar el-Assad, est le chef du groupe d’opposition « Plateforme moscovite ». Installé à Moscou et donc soutenu par le Kremlin, il commente l’accord russo-turc pour Le Courrier de Russie.

Le Courrier de Russie : Manifestement, l’offensive de l’armée syrienne soutenue par les forces aériennes russes à Idlib n’aura pas lieu. L’Occident la redoutait, allant même jusqu’à parler de « catastrophe humanitaire imminente »…

Qadri Jamil : La guerre en Syrie touche à sa fin. Idlib est la dernière zone de désescalade à conserver ce statut – un territoire dont les terroristes ont le contrôle et où ils disposent d’importantes ressources. […]

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Propos recueillis par Elena Teslova

Dernières nouvelles de la Russie

International

« Il est temps de lever les sanctions contre les Talibans »

Le 22 février 2019, deux semaines après la conférence interafghane qui a réuni, à Moscou, des responsables talibans et des membres de la diaspora afghane installés en Russie, dans les pays de la CEI et au Pakistan, le représentant spécial du président de la Russie pour l’Afghanistan, Zamir Kaboulov, a rencontré son homologue américain Zalmay Khalilzad à Ankara, en Turquie. Le diplomate russe dresse, spécialement pour le Courrier de Russie, un état des lieux de la situation à Kaboul.LCDR : L’organisation d’une conférence interafghane à Moscou a fait réagir de nombreux commentateurs. Pour les plus pessimistes, aucun pays, pas même la Russie, n’est actuellement en mesure de réconcilier les forces antagonistes présentes en Afghanistan. Quel bilan dressez-vous, de votre côté, de la rencontre de février ?Zamir Kaboulov, représentant spécial du président de la Russie pour l’Afghanistan. Crédit : NewsnnZamir Kaboulov : Je ne partage pas ce scepticisme. La rencontre interafghane de Moscou est un événement très important. Elle a donné un nouvel élan au processus de paix, et l’on peut désormais s’attendre à un tournant dans l’évolution politique du pays. Je pense que l’année 2019 sera décisive, pour tous les Afghans, pour la renaissance d’un Afghanistan indépendant et en paix, et, comme je l’espère sincèrement, d’un Afghanistan débarrassé du terrorisme et de la drogue.LCDR : Le président afghan, Ashraf Ghani, semble moins enthousiaste que vous. Il s’est montré extrêmement retenu sur les résultats de la conférence. Sans oublier ses remarques sur les « intrigues de coulisses » du Kremlin…Z. K. : Les Afghans disent depuis un moment qu’il est temps que tous s’assoient autour d’une table et s’efforcent de s’entendre sur l’avenir du pays. N’est-ce pas ce qui s’est passé à Moscou ?Je connais les déclarations d’Ashraf Ghani. Elles trahissent sa désillusion. J’ai notamment relevé ses mots relatifs aux Afghans, qui, selon lui, ne voudraient pas d’une paix obtenue à Moscou, mais d’une paix trouvée à La Mecque. Eh bien, soit ! Qu’ils se réunissent à La Mecque – si tant est qu’ils y parviennent… Après la conférence de Moscou, je me suis entretenu séparément avec des responsables talibans et des hommes politiques afghans de premier plan. Tous m’ont dit que les discussions de début février étaient historiques et qu’elles marquaient le début d’un réel processus de réconciliation nationale. Il serait bon que le président afghan écoute ses concitoyens. Quant aux « intrigues de coulisses », la remarque a quelque chose à la fois de naïf et de puéril.Conférence interafghane à l’Hôtel présidentiel de Moscou, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

26 février 2019
International

Conflit syrien :
Moscou et Ankara à la manœuvre

Le 14 février, Vladimir Poutine recevra, à Sotchi, ses homologues turc et iranien, Recep Tayyip Erdoğan et Hassan Rohani, afin d’évoquer la situation en Syrie. Comme lors de leur dernière rencontre tripartite, qui se tenait en septembre dernier à Téhéran, les trois chefs d’État devraient aborder la question du sort de la province septentrionale d’Idleb, dernier grand bastion rebelle et djihadiste du pays, et les risques de déstabilisation liés au retrait des troupes américaines. Pour Amur Gadjiev, directeur du Centre d’études sur la Turquie contemporaine, MM. Poutine et Erdoğan ne laisseront pas le chaos s’installer en Syrie.LCDR : Qu’est-ce qui vous rend si optimiste quant à l’entente entre MM. Poutine et Erdoğanen Syrie ?Amur Gadjiev : Il suffit de constater l’étonnante efficacité de leur coopération sur ce dossier ! Chacune de son côté, la Russie et la Turquie jouissent d’une influence certaine sur plusieurs acteurs majeurs du conflit syrien, sans laquelle aucune paix totale et durable n’est envisageable dans le pays. Moscou a l’oreille du régime d’Assad, des forces pro-iraniennes et d’une partie des milices kurdes, tandis qu’Ankara contrôle l’opposition syrienne modérée. En outre, en tant que membre de l’OTAN – et malgré des divergences absolues concernant le rôle des brigades kurdes d’auto-défense –, la Turquie entretient des liens étroits avec Washington.Ainsi, Moscou et Ankara sont parvenues, jusqu’à présent, à obtenir de leurs partenaires d’importantes concessions, qui ont débouché sur des compromis acceptables pour tous. À Idleb, notamment, leurs efforts ont permis d’éviter la confrontation entre armée gouvernementale syrienne et forces de l’opposition. Moscou a également accepté la solution temporaire que constitue la « feuille de route » sur Manbij [en juin dernier, Ankara et Washington s’étaient entendues pour garantir la sécurité de cette ville du nord du pays reprise à l’État islamique par les milices kurdes protégées par les Américains, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

13 février 2019
International

« Moscou ne peut pas se permettre de faire crédit à l’Afrique »

Du 14 au 16 janvier 2018, le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa était en visite officielle en Russie. À cette occasion, le dirigeant de soixante-douze ans, arrivé au pouvoir en 2017 après un coup d’État, a rencontré le président russe Vladimir Poutine et les chefs de grandes entreprises minières, dont le géant du diamant Alrosa. La présence de M. Mnangagwa à Moscou confirme l’intérêt croissant de la Russie pour le continent africain, estime Engin Ozer, africaniste et directeur du centre d’information et d’analyse Golos Afriki (« La voix de l’Afrique »).LCDR : Le président Mnangagwa a été accueilli en grande pompe à Moscou. Comment l’interpréter ?Engin Ozer :La solennité de l’accueil réservé au dirigeant zimbabwéen rappelait plus les fastes de l’époque soviétique que les pratiques de la Russie moderne. Sur le continent africain, un très grand nombre de personnes sont diplômées d’universités soviétiques et gardent de bons souvenirs de cette époque. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

24 janvier 2019

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