Tuerie de Danghara : Daech à la conquête de l’Asie centrale

Dimanche 28 juillet 2018, sept touristes étrangers, venus visiter le Tadjikistan à vélo, étaient la cible d’un attentat terroriste dans le Sud du pays. L’attaque, perpétrée sur la route reliant Douchanbé à Kulob, dans le district de Danghara, s’est déroulée en deux temps : une voiture a d’abord renversé les cyclistes, avant que les terroristes ne reviennent à la charge pour achever leurs victimes. L’État islamique (EI) a revendiqué l’opération.

La « tuerie de Danghara », comme on appelle ce crime odieux au Tadjikistan, relance ainsi le débat sur la menace que fait peser sur l’Asie centrale le « califat » proclamé il y a quatre ans par le leader sunnite irakien Abou Bakral-Baghdadi.

Dans chaque pays, l’État islamique se manifeste d’une manière particulière, tant au niveau de la dramaturgie terroriste que des instruments utilisés. Toutefois, le spectacle s’achève invariablement par la mort d’innocents et par le culte triomphal de la mort, un principe au cœur même de la doctrine de ce « califat » moderne.

Le scénario du 29 juillet est sordide : par deux fois, une voiture fonce sur des étrangers qui traversent le Tadjikistan à vélo. D’abord, pour les renverser, puis pour les empêcher de se relever. Sans laisser le temps à leurs victimes de reprendre leurs esprits, les terroristes s’élancent hors du véhicule et se ruent sur elles, […]

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Andreï Serenko

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Afghanistan : le nouveau champ de bataille russo-américain

La situation en Afghanistan est de plus en plus alarmante. En avril et en mai derniers, le mouvement des talibans a lancé deux puissantes attaques contre l’armée régulière, dont une dans la province de Kondoz, à la frontière des trois anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale : le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Aujourd’hui, Moscou se demande combien de temps le régime de Kaboul sera encore capable de repousser ces assauts, d’autant que rien ne laisse présager une quelconque amélioration : alors que les États-Unis et l’OTAN prévoient de réduire leur soutien au pouvoir afghan et leur présence militaire sur place, l’organisation terroriste État islamique, autre fléau contemporain, ne cesse d’y élargir son influence. Parallèlement, la Russie et les États-Unis, engagés dans un face-à-face de plus en plus tendu, ont renoncé à leurs projets de coopération bilatérale en Afghanistan.Dix-sept ans après l’intervention de la coalition internationale censée débarrasser le pays d’Al-Qaïda et de ses alliés talibans, l’Afghanistan menace de devenir le champ de bataille d’une guerre hybride entre Moscou et Washington. Depuis quelques mois, la Russie et les États-Unis multiplient les critiques mutuelles concernant leur engagement auprès de Kaboul. Les anciens alliés dans la lutte contre Oussama Ben Laden vont jusqu’à s’accuser ouvertement de soutenir les groupes terroristes : les Américains affirment que Moscou aide les talibans, les Russes laissent entendre que les États-Unis favorisent l’expansion de l’État islamique (EI). Dans les années 2000, […] Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

23 mai 2018