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Affaire Boutina : au cœur de la première audience

L’audience de l’affaire Maria Boutina, qui s’est tenue mercredi 18 juillet dans un tribunal de Washington, a été suivie très attentivement aux États-Unis. Arrêtée le 15 juillet, la jeune Russe de 29 ans est accusée d’avoir agi en tant qu’agent non déclaré d’un gouvernement étranger et encourt une peine de dix ans de prison.

L’audience a attiré tant de monde qu’il a fallu ouvrir une seconde salle où les débats ont été diffusés sur un écran. Vêtue d’une combinaison orange, Maria Boutina a été conduite dans la salle principale. Elle tenait ses mains derrière son dos mais n’était pas menottée. Au cours de l’audience, elle est restée calme et a écrit dans un bloc-notes, sans toutefois prononcer un seul mot.

Un visa suspect

La juge Deborah Robinson a ouvert les débats en annonçant que la prochaine audience aurait lieu fin juillet. L’avocat de Maria Boutina, Robert Driscoll, a ensuite déclaré que sa cliente plaidait non coupable.

Le procureur Erik Kenerson a longuement énuméré les faits témoignant, selon lui, de l’activité illégale de la jeune femme aux États-Unis. On lui reproche notamment une longue correspondance électronique avec deux citoyens américains. Si les noms de ces derniers ne figurent pas encore dans le dossier, l’avocat de l’accusée a plus tard affirmé que l’un d’eux était le petit ami de cette dernière.

C’est avec lui que la jeune femme, selon les autorités américaines, a discuté de l’obtention de son visa d’entrée aux USA. « En 2014, elle a eu une longue discussion au sujet d’un visa de travail et non d’un visa étudiant », […]

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Dmitri Zlodorev, Washington

Dernières nouvelles de la Russie

International

« Des relations empoisonnées pour longtemps »

Les conclusions du procureur spécial Mueller sur l’absence de collusion entre Donald Trump et la Russie laissent espérer à certains une amélioration prochaine des relations entre Moscou et Washington. Un optimisme que le politologue américain Edward Lozansky est loin de partager.Le Courrier de Russie : Le 24 mars, le ministre américain de la Justice, William Barr, a adressé au Congrès un résumé de quatre pages du rapport Mueller. La publication du document dans son intégralité pourrait intervenir un peu plus tard dans l’année. Quelles conclusions peut-on tirer de l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller ?Edward Lozansky : Le principal enseignement est l’absence de collusion entre Vladimir Poutine (ou le Kremlin) et Donald Trump, qui aurait pu constituer un motif de poursuite du président américain devant les tribunaux. Oui, il y a bien eu des tentatives d’ingérence de la Russie dans l’élection américaine de 2016, mais ni le futur président ni son équipe n’en étaient informés. Le procureur Mueller a assuré que de nouvelles accusations ne seraient pas soumises à la justice. Cela signifie que les membres du clan Trump – son fils Eric ou son gendre et conseiller Jared Kushner – ne seront pas inquiétés.Edward Lozansky, politologue et directeur de l’université américaine de Moscou. Crédit : Voskr-NewsAutre conclusion importante : contrairement à ce qu’espéraient les adversaires de M. Trump, qui y voyaient un motif pour lancer une procédure de destitution (impeachment), le procureur spécial se montre réservé sur la question de l’entrave à la justice. Il évoque de possibles fausses déclarations ou des décisions susceptibles de gêner le fonctionnement des institutions [comme le limogeage du chef du FBI, James Comey, en 2017, ndlr], toutefois ces éléments ne constituent pas des preuves formelles, […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

3 avril 2019
Société

La diplomatie médicale
du docteur Novick

Le médecin américain William Novick réalise des opérations cardiaques complexes sur des enfants et des nouveau-nés à travers le monde. Grâce aux deux associations qu’il a créées, l’International Children’s Heart Foundation et la Cardiac Alliance, il a pu opérer en Libye, en Irak, en Iran ou encore dans Belgrade bombardée par l’aviation américaine, à la fin des années 1990. Depuis une dizaine d’années, ce spécialiste reconnu, fréquemment consulté par les instances de l’ONU, exerce aussi en Russie et en Ukraine.Le Courrier de Russie : Docteur Novick, vous revenez de Russie. Quelle était la raison de ce séjour ?Wlliam Novick : J’ai passé deux semaines à Voronej, où j’ai opéré onze enfants. Six d’entre eux avaient déjà subi une intervention pour une insuffisance cardiaque. Si, par le passé, j’étais le seul de la ville à réaliser ce genre d’opération, mes collègues russes commencent à prendre le relais. Cette fois, ce sont eux qui ont tout fait de A à Z, selon mes instructions.LCDR : Depuis combien d’années opérez-vous en Russie ? B.N. : Depuis presque dix ans. Je me suis rendu en Russie pour la première fois en 2009 dans le cadre d’un projet à Kemerovo, en Sibérie. À cette époque, notre équipe était déjà connue dans le monde entier. Le chirurgien russo-américain Yakov Elgoudine nous a contactés à la fin de 2007 pour que nous l’aidions à développer un service de cardiologie pédiatrique dans son hôpital. Je me suis empressé d’accepter sa proposition, d’autant plus que j’ai des racines russes.Il n’est jamais simple de récolter des fonds pour ce genre de déplacement : il nous a fallu près d’un an pour financer le voyage. Au total, nous nous sommes rendus onze fois à Kemerovo, et y avons opéré près de cent cinquante enfants, dont la plupart nécessitaient des interventions complexes. Je pense que nous avons réussi à poser d’excellentes bases : désormais, la cardiologie pédiatrique se développe là-bas, sans notre concours.Aujourd’hui, nous poursuivons un autre projet à Nijni-Novgorod, où nous coopérons avec l’unité de soins intensifs d’un hôpital local. Nous nous y sommes déjà rendus cinq fois.LCDR : Vous réalisez des opérations très complexes auxquelles ne se risqueraient pas tous les médecins, même les plus chevronnés. 90 % d’entre elles sont pourtant couronnées de succès. Comment expliquez-vous ce taux de réussite ?B.N. : Notre équipe internationale se compose de bénévoles et de spécialistes sélectionnés parmi les médecins que nous avons formés au cours de nombreuses années. […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

25 janvier 2019
International

Edouard Lozanski : « L’affaire Boutina sert à chercher des traces de l’argent russe dans la campagne de Donald Trump »

Le 12 décembre dernier, Maria Boutina, ressortissante russe accusée d’espionnage aux États-Unis, reconnaissait avoir voulu porter atteinte aux intérêts des États-Unis. Aussitôt, le sénateur démocrate américain Robert Menendez exigeait que le FBI et la Commission électorale fédérale (FEC) enquêtent sur les fonds versés par la National Rifle Association (NRA), le lobby pro-armes, aux candidats de la dernière élection présidentielle et à ceux des scrutins de mi-mandat. Un lobby dont les dirigeants fréquentaient la jeune femme. Le politologue Edouard Lozanski commente cette démarche.Le Courrier de Russie: La demande de Robert Menendez est-elle liée à l’enquête en cours sur l’ingérence russe dans les élections américaines ? […]Partager :Cliquez pour envoyer par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre)

8 janvier 2019

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